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MSC : Le Preziosa vient couronner 10 ans d’une incroyable croissance

Trois navires se positionnant nez à nez en plein port, un feu d’artifice grandiose, un orchestre philarmonique dirigé par le maestro italien Ennio Morricone… Le tout devant un parterre de 2500 invités, dont de nombreuses personnalités. Samedi 23 mars, à Gênes, le baptême du paquebot MSC Preziosa fut un évènement mémorable. Pour célébrer l’entrée en service du 12ème navire de MSC Croisières, la compagnie italo-suisse avait imaginé une cérémonie à la hauteur de ses ambitions.

 

 

Le MSC Preziosa (© MSC CRUISES)

 

 

A la nuit tombante, le MSC Opera et le MSC Splendida, amarrés à proximité durant la journée, ont appareillé, alors que les invités avaient pris place sous une vaste verrière (météo pluvieuse oblige à cette saison) installée sur le quai, au pied du MSC Preziosa. Les deux autres navires, que l’on pensait voir partir normalement après leur journée d’escale, ont effectué une manœuvre exceptionnelle, rapprochant leur étrave de celle du dernier-né de la flotte. Evolution impressionnante de ces mastodontes d’acier dans cette partie étroite du port italien, avec à certains endroits la nécessité de maintenir la position à quelques mètres seulement des quais.

 

 

 

 

Bardés d’une imposante boule lumineuse sur la plage avant, les trois paquebots ont communiqué visuellement et à coup de corne de brume, alors que le grand phare de Gênes, duquel partait un rayon laser, se parait des lettres « MSC ». Le Splendida et l’Opera ont ensuite appareillé pour de bon, pavoisés et illuminés comme jamais, avec des milliers de passagers à bord agitant de petites lampes pour saluer le Preziosa et les participants à son baptême. Ennio Moriconne a ensuite fait vibrer l’assistance, en lançant son orchestre, en ouverture de concert, sur une étonnante version d’un célèbre morceau du film « Le Bon, la Brute et le Truand ».  Après le défilé des personnalités, la majestueuse parade des paquebots, un remarquable show acrobatique exécuté par la troupe de danseurs du bateau et bien sûr la performance des chanteurs et musiciens, le moment tant attendu est arrivé. En compagnie du président du groupe Mediterranean Shipping Company, Gianluigi Aponte, du patron de MSC Croisières, son gendre Pierfrancesco Vago, et du Giuliano Bossi, commandant du MSC Preziosa, l’actrice italienne Sophia Loren, marraine de tous les paquebots de la compagnie, a pour la douzième fois coupé le ruban libérant la bouteille de champagne. Comme le veut la coutume, celle-ci est venue se briser sur la coque du navire, marquant le coup d’envoi d’un somptueux feu d’artifice qui a illuminé durant de nombreuses minutes la nuit génoise.

 

 

Le MSC Opera, MSC Preziosa et MSC Splendida (© MSC CRUISES)

 

Le MSC Opera, MSC Preziosa et MSC Splendida (© MSC CRUISES)

 

Le phare de Gênes (© MSC CRUISES)

 

Le MSC Opera, MSC Preziosa et MSC Splendida (© MSC CRUISES)

 

Le MSC Opera, MSC Preziosa et MSC Splendida (© MSC CRUISES)

 

Le MSC Opera, MSC Preziosa et MSC Splendida (© MSC CRUISES)

 

Le MSC Preziosa et la verrière installée pour la cérémonie (© MSC CRUISES)

 

Durant la cérémonie sous la verrière (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les danseurs du MSC Preziosa (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'orchestre dirigé par Ennio Moriconne (© MSC CRUISES)

 

L'orchestre dirigé par Ennio Moriconne (© MSC CRUISES)

 

Ennio Moriconne (© MSC CRUISES)

 

Sophia Loren va couper le ruban (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'écran géant montre la bouteille frappant la coque (© MSC CRUISES)

 

Feu d'artifice (© MSC CRUISES)

 

Feu d'artifice (© MSC CRUISES)

 

Feu d'artifice (© MSC CRUISES)

 

 

Plus de 6 milliards d’euros investis en 10 ans

 

 

Avec le Preziosa, MSC couronne un développement éclair dans le secteur de la croisière. En 10 ans, la compagnie a acquis pas moins de 12 paquebots, représentant un investissement de plus de 6 milliards d’euros. Un développement considérable qui fait aujourd’hui la fierté et la spécificité d’un groupe d’abord axé sur le fret maritime. « MSC est le numéro 2 mondial du transport maritime conteneurisé. Nous avons une flotte de plus de 500 porte-conteneurs. Ce marché peut supporter la croissance de l’activité croisière », explique Pierfrancesco Vago, qui rappelle que MSC est « une compagnie familiale, qui n’est pas cotée ». Détenue par la famille Aponte  et ayant son siège à Genève, en Suisse, le groupe ne communique jamais ses chiffres. Mais on peut imaginer qu’il brasse probablement autour de 20 milliards dollars chaque année, avec des bénéfices importants lui ayant permis de s’offrir cette diversification dans la croisière. Un secteur qui a connu une croissance significative ces dernières années et qui, malgré un tassement en 2012 lié à l’impact de la crise économique sur le pouvoir d’achat des vacanciers, présente toujours un énorme potentiel.

 

 

Pierfrancesco Vago et Gianluigi Aponte (© STX FRANCE - BERNARD BIGER)

 

 

« La croisière a compté en 2012 un peu plus de 6 millions de passagers en Europe et environ 20 millions de passagers dans le monde. C’est à comparer aux milliards de personnes que représente l’industrie des vacances. Nous avons donc de quoi grandir, d’autant que les vacanciers apprécient de plus en plus la croisière. La mise en service de grands navires a permis des économies d’échelle qui rendent la croisière très compétitive et accessible à un large public. Et l’offre en termes de destinations s’est considérablement étoffée. Ainsi, nous ne proposons pas seulement des croisières en Europe, mais également en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Afrique du sud ou encore aux Emirats arabes. Il en découle un choix plus important pour notre clientèle, notamment les fidèles intéressés par de nouvelles destinations, mais cela permet aussi, avec le soutien d’un réseau de vente à l’international, de nous développer dans de nombreuses régions du monde. L’an dernier, nous avons accueilli  180 nationalités au niveau des passagers  », note Pierfrancesco Vago.

 

 

(© MSC CRUISES)

 

 

Gérer la croissance

 

 

En prenant livraison du Preziosa, MSC est devenu le troisième groupe mondial de la croisière derrière les Américains Carnival Corporation (une centaine de paquebots exploités sous les marques Carnival Cruise Lines, Costa Croisières, Princess Cruises, P&O Cruises, Holland America Line, AIDACruises, Iberocruceros, Seabourn…) et Royal Caribbean Cruises Limited (une quarantaine de navires de Royal Caribbean International, Celebrity Cruises, Azamara Club Cruises, Pullmantur et Croisières de France). Même si le troisième grand américain, Norwegian Cruise Line (une douzaine de paquebots de NCL et NCL America) reprendra fin avril sa place de numéro 3 mondial avec la livraison du Norwegian Breakaway, il est indéniable que le développement de MSC en si peu de temps est une prouesse, d’autant qu’il s’agit du seul groupe familial, les autres étant cotés en bourse. Mais une telle croissance, menée au pas de charge et qui a permis à la compagnie d’accueillir 1.4 million de passagers en 2012, comporte aussi des contraintes. Car il ne suffit pas de construire des paquebots et, même si l’on est armateur, on ne gère pas ce type de navires et ses équipages comme on peut le faire avec des cargos. C’est un autre métier qui nécessite de l’expertise, de l’apprentissage et donc un certain temps de mise au point. MSC a intégré un personnel de plus en plus conséquent qu’il faut former, tout en devant développer son réseau de vente pour remplir ses navires, étoffer et fidéliser sa clientèle et, bien entendu, rentabiliser ses énormes investissements. Une équation complexe dans un environnement devenu très concurrentiel et un contexte économique difficile. Le fait que pour la première fois depuis une douzaine d’années, MSC ne dispose plus de navire en commande, va permettre à la compagnie de consolider ses acquis et d’améliorer son produit. Car, si ses bateaux sont à tous points de vue magnifiques et constituent son principal atout, il est apparu nécessaire de faire des efforts sur certains aspects de la vie à bord. Ainsi, la décision de la compagnie de positionner des navires aux Etats-Unis, avec un marché américain berceau de l’industrie moderne de la croisière, très exigeant et habitué aux standards les plus élevés en termes de service et de restauration, fut une expérience riche d’enseignements et, sans doute, de prise de conscience.  

 

 

Le MSC Preziosa (© STX FRANCE - BERNARD BIGER)

 

 

A ce titre, la traversée pré-inaugurale du MSC Preziosa entre Saint-Nazaire et Gênes (avant les festivités donc) fut très instructive. On a, ainsi, pu noter une amélioration sensible du professionnalisme des membres d’équipage et de la qualité de la nourriture servie dans les restaurants. « Le produit doit être au cœur de la réflexion et la gastronomie participe beaucoup au succès des vacances, c’est une dimension fondamentale », reconnait Erminio Eschena, directeur général de MSC France. La compagnie cherche, ainsi, à se démarquer, en jouant sur ses racines méditerranéennes, avec par exemple l’introduction sur son nouveau vaisseau d’un restaurant et d’une épicerie de la désormais célèbre chaîne italienne EatItaly. L’organisation des cuisines a, par ailleurs, été améliorée, avec la mise en place d’un système d’écrans de contrôle permettant de mieux gérer les flux de commandes pour le service en salles. Si elle confirme cette tendance et continue d’améliorer ces points, cruciaux pour fidéliser la clientèle, la flotte de MSC sera sans nul doute en mesure de menacer sérieusement la concurrence.

 

 

Erminio Eschena à Saint-Nazaire en 2011 (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

 

Le prochain projet de paquebots dans les tuyaux

 

 

Depuis 2003 et la livraison du MSC Lirica, premier paquebot neuf commandé par l’armateur italo-suisse, son développement dans la croisière a bénéficié à plein aux chantiers de Saint-Nazaire, où toute la flotte a été réalisée (2 unités de classe Lirica, 4 Musica et 4 Fantasia, auxquels s’ajoutent deux anciens Festival rachetés après la faillite de cet armateur en 2004).  Après avoir fait une pause dans ses investissements, compte tenu de la situation économique mondiale et des difficultés à mettre en place des montages financiers avec les banques, MSC a relance son projet Vista, portant sur une nouvelle classe de navires. Des bateaux moins longs que les Fantasia (dont le Preziosa est le dernier exemplaire) permettant d’améliorer l’accès à certains ports, mais offrant des capacités au moins équivalentes à leurs âinés. Le concept du Yacht Club, espace haut de gamme privatif comptant environ 70 cabines et suites, sera amélioré, avec un regroupement dans la même zone des chambres, du salon panoramique, du sun deck avec piscine et surtout du restaurant dédié, aujourd’hui situé à l’autre bout des bateaux. A l’occasion de la livraison du MSC Preziosa, qui s’est déroulée le 14 mars à Saint-Nazaire, Gianluigi Aponte a réaffirmé sa confiance dans les chantiers français et exprimé sa volonté de poursuivre une relation devenue historique avec STX France. Il n’en fallait pas tant pour brandir la perspective d’une prochaine commande.

 

 

Le MSC Preziosa quittant Saint-Nazaire, le 14 mars (© STX FRANCE - BERNARD BIGER)

 

 

A Gênes, toutefois, on a pu constater une certaine prudence sur la question. Certes, la volonté de poursuivre le développement de l’activité croisière est réel et MSC éprouve sans nul doute un grand attachement à Saint-Nazaire. Pour autant, la commande n’est pas forcément acquise et son calendrier demeure incertain. « Tout dépend du volet financier et notamment de la capacité de l’Etat français à soutenir le montage », expliquait-on dans les coursives du nouveau paquebot. Dans l’absolu, la livraison du premier Vista serait potentiellement parfaite en 2015, mais cela suppose une commande dans les tous prochains mois, ce qui n’est pas évident. Quant à 2016, cette année verra la livraison par Saint-Nazaire du troisième paquebot géant de la classe Oasis of the Seas, un monstre de 365 mètres de long, 227.000 GT de jauge et 2700 cabines qui occupera une grande partie des capacités industrielles de STX France. Le chantier pourrait-il, de front, réaliser ce mastodonte et un autre grand paquebot prototype pour MSC (sans compter d’autres commandes potentielles, comme les nouveaux ferries de la SNCM, qui projette la mise en service de la tête de série en 2015 et de ses deux premiers sisterships en 2016) ? Des solutions existent mais, suivant le planning et les dates de livraison, le mécano industriel peut être très complexe. Une mise en service du prochain MSC en 2017 parait, en tous cas, lointaine, car cela signifierait que la compagnie demeurerait quatre ans sans réceptionner de nouvelle unité.

 

 

Le MSC Preziosa en construction - avril 2012 (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

 

Un nouveau-né particulièrement réussi

 

 

En attendant la décision concernant Vista, MSC peut, à juste titre, se féliciter de la qualité de son nouveau fleuron. Un navire de 333 mètres de long, 38 mètres de large et 140.000 GT de jauge, doté de 1751 cabines et capable d’accueillir 4345 passagers. Initialement commandé par la compagnie libyenne GNMTC puis repris par MSC, qui a profité de l’annulation du contrat en 2011 pour saisir cette opportunité et compléter la série des Fantasia (dont l’ex-navire libyen a dès le début adopté le design), le MSC Preziosa est une magnifique réalisation. En bénéficiant de quatre mois de délai supplémentaire par rapport au calendrier initial de GNMTC (période qui a servi notamment à adapter le bateau aux standards de MSC), les chantiers nazairiens ont eu le temps de peaufiner la finition du paquebot. « Le travail était fini une semaine en avance et ça se sent à bord. Tous les détails étaient traités quand nous sommes partis, le navire était très propre et parfaitement préparé », confie le commandant du navire. Ainsi, si son aîné, le MSC Divina (livré en mai 2012) avait essuyé quelques plâtres à sa sortie de chantier, ce ne fut pas le cas du MSC Preziosa. « La première croisière au départ de Saint-Nazaire s’est merveilleusement bien passée et les passagers étaient vraiment contents ». Giuliano Bossi, qui prend la barre de tous les nouveaux paquebots de la compagnie depuis le MSC Fantasia (livré en décembre 2008), ne cache pas sa préférence pour le petit-dernier : « Pour moi c’est le plus beau. Il y a beaucoup de recherche dans le design et un grand travail sur de petits détails qui permettent d’améliorer encore la décoration par rapport aux paquebots précédents ».

 

 

La salle de spectacle du MSC Preziosa (© MSC CRUISES)

 

A bord du MSC Preziosa (© MSC CRUISES)

 

A bord du MSC Preziosa (© MSC CRUISES)

 

A bord du MSC Preziosa (© MSC CRUISES)

 

 

Décoration : La patronne veille au moindre détail

 

 

Très élégante, la décoration des navires de MSC Croisières est supervisée de haute main par Rafaela Aponte, l’épouse de l’armateur, une femme très discrète en public – elle ne donne jamais d’interview - mais omniprésente dès qu’il s’agit de faire des choix concernant la décoration des bateaux. Entourée par les architectes du cabinet italien De Jorio et venant au chantier plusieurs semaines avant la livraison, la « patronne » a l’œil partout et le sens du détail. Une cliente très exigeante qui n’hésite pas à faire reprendre et même refaire certaines réalisations quand le résultat n’est pas conforme à ce qu’elle souhaite. Ainsi, lors de sa première soirée dans le somptueux salon panoramique du Yacht Club, madame Aponte a estimé que cet espace était un peu trop sombre à son goût. Réaction immédiate : dans la nuit, des membres d’équipage ont suivi ses consignes et recouvert les plantes d’une pellicule dorée qui a donné à ce lieu un nouvel éclat.

 

 

Le salon du Yacht Club à bord du MSC Preziosa (© MSC CRUISES)

 

 

Idem pour les nouvelles lampes en forme de coquillage de l’atrium. L’éclairage ne convenait pas et il a fallu trouver des ampoules spéciales avec une puissance très précise - que l’on ne peut apparemment se procurer que chez un unique fabriquant - pour qu’en chauffant, elles distillent la lumière exacte que Rafaela Aponte avait imaginé pour cet espace central du navire.  Vu de loin, on pourrait penser à du « pinaillage » mais, lorsque l’on voit le résultat, on ne peut que saluer ce travail de précision qui fait que les paquebots de MSC font objectivement partie des plus beaux du monde.   

 

 

Rafaela Aponte, ici à l'inauguration du Musica en 2006 (© STX FRANCE - B. BIGER)

 

 

Première escale et positionnement estival à Marseille

 

 

Après une semaine de croisière au départ de Saint-Nazaire (avec 3400 passagers à bord) et avant de se rendre à Gênes, le MSC Preziosa est arrivé jeudi dernier à Marseille, où le navire sera exploité tout l’été, avec des départs le samedi, alors que l’un de ses sisterships, le MSC Splendida, appareillera du port phocéen tous les dimanches. En positionnant à Marseille deux de ses plus grands navires, dont son nouveau vaisseau amiral, MSC confirme donc l’importance du port français et du marché hexagonal dans sa stratégie. « Nous avons un lien très fort avec la France, où tous nos navires sont construits. Ainsi, nous faisons rayonner le savoir-faire des chantiers de Saint-Nazaire partout dans le monde. Marseille, où nous avons baptisé le MSC Divina en mai 2012, est également l’un de nos principaux ports d’embarquement et son terminal croisières (dont MSC est l’un des co-gestionnaires avec Costa, ndlr) est un exemple regardé à l’international comme un modèle d’exploitation, de sécurité et d’accueil. Au fil des années, MSC Croisières est devenu un acteur industriel important pour l’Hexagone, de Saint-Nazaire à Marseille, et la présence lors de la livraison du MSC Preziosa de deux ministres, messieurs Montebourg et Cuvillier, constitue une reconnaissance de l’Etat pour cet investissement », affirme Erminio Eschena. Cette année, la compagnie devrait atteindre un trafic de 160 à 170.000 passagers à Marseille, soit 15% de l’activité du port phocéen, qui espère atteindre 1.15 million de passagers cette année. «  Au cours des dernières années, MSC est devenu un acteur majeur de la croisière à Marseille, avec un nombre de passagers désormais équivalent à Costa », note Jacques Truau, président du Club de la Croisière de Marseille Provence.

 

 

Le port de Marseille (© CAMILLE MOIRENC)

 

 

130.000 passagers sur le marché français

 

 

En 2012, MSC a atteint un nouveau record sur le marché hexagonal, avec 130.000 passagers accueillis, contre 40.000 seulement quatre ans plus tôt et quasiment 100.000 en 2012. Une croissance portée notamment par une action commerciale très « combattive », et pour laquelle l’exposition médiatique de la construction des paquebots chez STX France, comme les croisières organisées depuis 2008 au départ de Saint-Nazaire, ont probablement contribué. La compagnie profite également, comme les autres acteurs du secteur, de l’engouement croissant pour la croisière, le marché français ayant encore progressé de 9% l’an dernier. « La croisière s’affirme comme un vrai mode de vacances pour le grand public et comme une alternative aux modèles historiques, à l’image des clubs de vacances. Nous travaillons beaucoup sur la dimension loisirs et nous répondons aux besoins des familles. Il y a par exemple de nombreuses activités pour les enfants à bord et nous avons désormais un mini-club ouvert jusqu’à 2 heures du matin, permettant aux parents de profiter de toutes les installations du paquebot, notamment en soirée, avec l’esprit tranquille puisqu’ils savent leur enfants encadrés ».  En proposant des navires dotés de nombreux équipements, de la salle de spectacle au centre de bien-être en passant par le casino, la salle de fitness, le cinéma 4D, le simulateur de Formule 1, les piscines, les jeux et animations, ou encore les nombreux bars et restaurants, le tout sur un hôtel flottant se déplaçant de port en port, le voyage maritime séduit donc de plus en plus largement. D’autant qu’il présente un rapport qualité/prix présenté par les opérateurs comme imbattable par rapport aux infrastructures terrestres.

 

 

Le MSC Preziosa à Marseille jeudi dernier (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

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