Marine Marchande

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MyFerryLink : Eurotunnel répond à l'autorité de la Concurrence britannique

Après la SCOP, qui gère la flotte de MyFerryLink, c’est Eurotunnel, propriétaire des navires, qui répond aux inquiétudes émises par la Competition Commission, l’autorité britannique de la concurrence. Cette dernière, dans un rapport préliminaire émis le 19 février dernier, a fait part de craintes atour d'une éventuelle surcapacité sur le trafic du détroit après le rachat de la flotte de l’ex-SeaFrance par le groupe ferroviaire. Elle avait également pointé le renforcement de la position d’Eurotunnel, pouvant, selon elle, amener une hausse des tarifs. Une position « en contradiction avec les conclusions précédemment rendues par l'Autorité de la Concurrence française en novembre 2012 », avait souligné la SCOP.

Le groupe Eurotunnel, qui vient de remettre ses conclusions à l’autorité britannique, réfute également l’analyse du rapport préliminaire. Et s’étonne que « pour préserver la concurrence, il faille commencer par faire disparaître un opérateur ». S’appuyant sur l’analyse de l’autorité de la concurrence française, Eurotunnel rappelle que les modalités de l’offre de reprise ont été examinées en détail « moyennant certaines restrictions, seulement sur le fret, notamment l’interdiction de vendre des offres couplées tunnel/ferry ».

 

MyFerryLink vise une part de marché de 8%

 

Le groupe précise qu’ il « n’imagine pas mettre en danger les activités des deux opérateurs actuels » (NDLR DFDS Seaways et P&O Ferries), considérant l’activité de MyFerryLink « comme complémentaire de celle du Shuttle, notamment pour les trafics qui ne peuvent être admis dans le Tunnel, et pour offrir une alternative à ses clients en cas d’indisponibilité de son infrastructure ». Actuellement, MyFerryLink représente sur le segment camions entre Douvres et le Continent,  une part de marché de 4%, contre 32% à P&O et 22.4% à DFDS.

« Groupe Eurotunnel, au contraire de la Commission de la Concurrence britannique, considère avoir augmenté la concurrence sur le marché des ferries. Le maintien de MyFerryLink qui vise au plus une part de marché de 8%, ne peut être que positif pour les clients qui ont d’ailleurs déclaré, dans l’étude menée par la Commission de la Concurrence britannique, leur satisfaction à l’égard de la présence de ce nouvel opérateur ».

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