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Nantes devient la ville marraine de la frégate Chevalier Paul

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Nantes devient la ville marraine de la frégate Chevalier Paul

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Comme nous l'écrivions début juillet, c'est bien Nantes qui devient la ville marraine de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul. Le Conseil municipal a approuvé vendredi, à l'unanimité, le parrainage du nouveau fleuron de la Marine nationale, qui entrera en service début 2011. Pour la Cité des ducs de Bretagne, qui n'était plus ville marraine depuis le désarmement de ses deux derniers filleuls, le sous-marin Sirène en 1997 et le bâtiment atelier polyvalent Jules Verne en 2009, c'est un parrainage de choix. Seconde unité française du programme franco-italien Horizon, le Chevalier Paul est un superbe bâtiment. Avec une longueur de 152.9 mètres et un déplacement de 7000 tonnes, le Chevalier Paul et son aîné, le Forbin, sont les deux plus grandes et plus puissantes frégates de la marine. Construits à Lorient par DCNS et livrées en 2008 et 2009, ces navires, ultramodernes, sont conçus pour assurer la défense aérienne d'un groupe aéronaval et disposent, à ce titre, des armements les plus récents, à commencer par des missiles Aster. Nantes hérite donc d'un parrainage très important, à la hauteur de l'histoire maritime et navale de la ville, autrefois plus grand port de France et dont les anciens chantiers ont réalisé de nombreux bâtiments militaires.

Pourquoi ce choix ?

Lorsqu'il s'agit d'un parrainage d'un bâtiment avec une grande ville importante, le choix s'arrête souvent sur une unité de premier rang. Dans cette perspective, la seconde frégate Horizon constituait, à vrai dire, la seule option possible pour Nantes (Le Forbin est quant à lui parrainé par la ville de Bastia). Car, si cela n'avait pas été le Chevalier Paul, il aurait ensuite fallu attendre les frégates européennes multi-missions, avec un problème de cohérence géographique puisque les FREMM porteront des noms de régions. Aquitaine, Normandie, Provence, Alsace, Lorraine, Languedoc, Auvergne... Pour des raisons évidentes, signer une convention de parrainage entre Nantes et l'une de ces frégates n'aurait peut être pas été très judicieux. Seule la future frégate Bretagne aurait pu convenir. Mais sa livraison n'est pas prévue avant 2018, ce qui laissait Nantes sans filleul pendant près de 10 ans. De plus, ce choix aurait pu apparaitre comme délicat, car renvoyant au débat ancien concernant l'appartenance historique et les réalités administratives de Nantes et de l'estuaire de la Loire par rapport à la Bretagne.

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