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Nantes Saint-Nazaire : en plein essor, le GNL devient le premier trafic du port

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Nantes Saint-Nazaire : en plein essor, le GNL devient le premier trafic du port

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Dans l’estuaire de la Loire, les méthaniers conventionnels venant du monde entier et les brise-glaces en provenance de Russie défilent à un rythme très soutenu, et même presqu’incessant en ce début d’été. Du 1er janvier au 30 juin, 62 navires (44 en déchargement et 18 pour 9 opérations de transbordement) ont déjà été accueillis au terminal Elengy de Montoir-de-Bretagne, totalisant 4.2 millions de tonnes de GNL, sur un trafic total du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire s’établissant pour le premier semestre à un peu plus de 15 millions de tonnes. Pour la première fois, le gaz dépasse le pétrole brut (3.7 Mt) pour devenir, sur la période, le premier trafic du GPM devant donc le brut, les produits raffinés et l’alimentation animale. Certes, le GNL est passé en première position en raison non seulement d’un ralentissement du trafic pétrolier, mais aussi d’un arrêt technique de la raffinerie Total de Donges. Cependant la tendance est là. « Nous connaissons une hausse de 40% par rapport à l’année dernière et, depuis le début du mois de juillet, nous avons déjà réalisé quatre transbordements, soit huit navires. En 2018, nous avons totalisé 106 escales pour 7.8 millions de tonnes. Là, avec la tendance actuelle, notre carnet de commandes étant plein pour les trois mois qui viennent notamment, nous serons probablement en fin d’année sur 120 à 130 navires pour un trafic situé entre 9 et 10 millions de tonnes. 2019 devrait par conséquent être l’une des années les plus élevées pour le terminal méthanier de Montoir, et peut-être même son année record depuis son ouverture, puisqu’il n’a jamais accueilli plus de 115 navires », détaille Bruno Michel, directeur du site Elengy de Montoir-de-Bretagne.

 

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(© ELENGY - FRANCK BADAIRE)

 

Un sursaut spectaculaire lié à un marché du gaz très porteur

Un terminal qui, après avoir traité 3.3 millions de tonnes l’année précédente, a connu en 2018 une vraie renaissance, suite à une période très difficile au début des années 2010. Le point bas, l’ « année noire » comme on l’appelle ici, avait été atteint en 2013, avec un trafic de 1.27 Mt seulement. « Le taux d’utilisation du terminal n’était alors que de 7%. Cette année, il est de 75%, ce qui est tout simplement énorme ».

Ce sursaut spectaculaire s’explique selon Bruno Michel par différents facteurs. D’abord, le gaz liquéfié est actuellement, dans le monde, très abondant et peu cher. Ensuite, le premier marché du GNL, l’Asie, qui habituellement achetait son gaz à des prix plus élevés et attirait donc les cargaisons mondiales, a vu ses

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