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Nantes Saint-Nazaire intègre les EMR dans ses projets de développement

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Nantes Saint-Nazaire intègre les EMR dans ses projets de développement

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Miser sur le développement des énergies marines renouvelables. C'est l'objectif du port de Nantes Saint-Nazaire, qui a fait intégrer la semaine dernière cette problématique dans ses projets de nouvelles infrastructures. Dans les études qui vont être lancées pour l'extension du terminal conteneurs de Montoir et l'édification d'un nouveau centre roulier entre le pont de Saint-Nazaire et les chantiers STX France (zone du grand Tourteau), les besoins nécessaires au développement d'une filière EMR vont être pris en compte. « Le Conseil de surveillance a demandé que la prise en compte dans ces études de la logistique nécessaire aux énergies marines renouvelables. Le port se mobilise sur cette question car nous avons été sollicités par des entreprises, qui projettent de développer des activités liées aux éoliennes offshores. De plus, STX, qui cherche à se diversifier, cherche à se développer dans ce domaine. Or, les énergies marines, notamment les éoliennes, nécessitent des infrastructures », explique Pierre Klein, président du Conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire. Depuis plusieurs années, le terminal de Montoir est utilisé pour le débarquement de corps d'éoliennes destinées à des champs terrestres. Mais, avec l'éolien offshore, l'activité aurait une toute autre mesure. Actuellement, plusieurs projets d'implantation de parcs en mer intéressent directement l'établissement portuaire.

Manutention de corps d'éoliennes à Dunkerque (© : DUNKERQUE PORT)
Manutention de corps d'éoliennes à Dunkerque (© : DUNKERQUE PORT)

Deux champs sont l'étude au large de la Baule et de Guérande, un troisième étant en projet entre Noirmoutier et l'Ile d'Yeu. Si ces dossiers voient le jour, Saint-Nazaire et Montoir serviront de base arrière, à l'image de ce qui se pratique actuellement à Dunkerque pour le développement du champ Thanet, au large de la Tamise. Les futurs terminaux de Montoir et Saint-Nazaire, qui n'en sont encore qu'au stade de l'étude, doivent par conséquent être à même de soutenir le développement de la filière. « Nos installations doivent permettre de recevoir de telles activités. Ce serait un drame de se rendre compte que des installations neuves ne sont pas compatibles, alors qu'il a des projets, avec des espoirs proches de réalisation », affirme Jean-Pierre Chalus, nouveau président du Directoire du port. Pour accueillir l'éolien offshore, il faudra prévoir toute une logistique de déchargement, d'entreposage, de montage et de rechargement sur les navires qui effectueront la pose en mer ; ainsi que des bases pour la maintenance. « Il faudra plusieurs dizaines d'hectares. Des discussions sont donc en cours avec les entreprises, l'objectif étant d'intégrer leurs besoins au dossier d'extension du terminal de Montoir », précise Pierre Klein. L'activité EMR pourrait donc s'installer dans la zone du nouveau terminal conteneurs, qui dont les travaux doivent débuter à l'horizon 2014. Mais elle pourrait également se développer sur le nouveau terminal roulier, prévu pour être installé entre le pont et les chantiers de Saint-Nazaire. Cette solution fournirait notamment l'avantage de la proximité avec STX. Outre l'éolien offshore, à plus long terme, le port de Nantes Saint-Nazaire souhaite participer au développement d'autres EMR, comme l'hydrolien ou les fermes houlomotrices.

Les nouveaux terminaux en grisé (© : GPM NSN)
Les nouveaux terminaux en grisé (© : GPM NSN)

Port de Nantes Saint-Nazaire