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Nantes Saint-Nazaire : Les cadres du port dénoncent « les méthodes » de l'Etat

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Nantes Saint-Nazaire : Les cadres du port dénoncent « les méthodes » de l'Etat

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Le démission de François Marendet, Président du Directoire du port de Nantes Saint-Nazaire, suivie de celle de Pierre Guénant de la présidence et du Conseil de surveillance, continue de faire des remous dans l'estuaire de la Loire. François Marendet a, semble-t-il, été contraint de présenter sa démission au secrétaire d'Etat aux Transports, qui a refusé de valider l'accord conclu la semaine dernière avec la CGT. Cet accord, obtenu après 10 jours de conflit, portait sur l'organisation de la manutention sur les terminaux. Le départ de François Marendet et Pierre Guénant a fait l'effet d'une bombe sur la place portuaire. Dénonçant l'interventionnisme de l'Etat, les principaux élus locaux ont annoncé leur retrait du Conseil de surveillance. Evoquant un « scandale », la CGT a lancé un préavis de grève à partir du 31 mars. Chez les cadres du Grand Port Maritime, on se dit également consterné et on craint le précédent que cette affaire occasionne.

« Un déni des pouvoirs conférés aux organes de gouvernance »

La CGC « désapprouve qu'un accord social local puisse être immédiatement remis en cause par l'Etat alors qu'il était le résultat d'une négociation entre les membres habilités des instances de gouvernance du GPM et les représentants d'une organisation syndicale représentative, et ce, avant même sa présentation au Conseil de Surveillance ». Même si le syndicat de cadres « s'était exprimé auprès des présidents du Conseil de Surveillance et du Directoire sur le contenu des accords mis en cause, qu'il jugeait discutable donc à discuter et à négocier dans les modalités de mise en oeuvre », la CGC estime que « ceci constitue un déni des pouvoirs conférés aux organes de gouvernance voulus par la loi, une atteinte grave, voire une entrave au dialogue social, et aboutit à fragiliser la sécurité juridique des futurs accords ». Dans un communiqué, le syndicat « déplore les méthodes de l'Etat et la déstabilisation qu'elles provoquent chez les salariés, eu égard aux incertitudes qui vont désormais peser sur le fonctionnement de l'établissement à court, moyen et long termes ».
Après l'annonce de leur retrait du Conseil de surveillance, Jacques Auxiette, Patrick Mareschal, Jean-Marc Ayrault et Joël Batteux (président des conseils régional et général, de la communauté urbaine de Nantes et de la communauté d'agglomération de Saint-Nazaire) ont, de leur côté, réclamé de toute urgence une rencontre avec Dominique Bussereau.

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