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Nantes Saint-Nazaire maintien son record de trafic de 2005

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Nantes Saint-Nazaire maintien son record de trafic de 2005

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Malgré une année marquée par une baisse importante du trafic des hydrocarbures, le quatrième port autonome de France a maintenu, en 2006, son niveau record de l'année précédente. Sur 12 mois, le trafic global de Nantes Saint-Nazaire s'est élevé à 34.5 millions de tonnes, marquant une redistribution entre les différents secteurs. Si le pôle énergétique constitue toujours la principale activité du PANSN, avec 24.8 millions de tonnes, 2006 a vu la perte de 900.000 tonnes au niveau des exportations de produits raffinés et de 157.000 tonnes de pétrole brut destinées à la raffinerie Total de Donges. Cette baisse respective de 13.6 et 1.5% a été partiellement compensée par la très bonne tenue du gaz naturel liquéfié. Le trafic GNL affichait, au 31 décembre, 6.675 millions de tonnes, soit une progression de 14.1%. L'estuaire de la Loire confirme donc sa place de leader européen avec le terminal méthanier de Montoir, dont Gaz de France a annoncé l'extension des capacités, qui doivent être portées de 10 à 16 milliards de m3. Ce développement du site sera couplé à l'implantation d'une nouvelle centrale à cycle combiné gaz, dont le début des travaux est prévu en 2007.

Développement des marchandises diverses

A elle seule, la croissance du GNL n'a toutefois pas été suffisante pour maintenir le niveau général des trafics. Ainsi, les secteurs non énergétique, qui totalisent 9,7 millions de tonnes, ont augmenté de 2,2 %. « Cette évolution, concrétisée par la croissance globale des marchandises diverses et l'apparition de nouveaux trafics de vracs secs, concerne de nombreux secteurs de la logistique, une activité créatrice d'emplois », précise le premier port de la façade atlantique, qui souhaite, notamment, développer le secteur du recyclage (pneus broyés, ferraille, produits de remblaiement...), dont l'activité pourrait représenter, assez rapidement, quelques 500.000 tonnes. Dans le domaine des conteneurs, alors qu'un nouveau portique a été mis en service en octobre dernier à Montoir, le trafic, de 1.46 million de tonnes, a progressé de 5,7 %, bien que le nombre de boites ait diminué de 1.4% par rapport à 2005. « Cet écart s'explique par un meilleur équilibre entre les flux import et export, lesquels entraînent une diminution du transport de conteneurs vides. La mise en service récente d'un quatrième portique devrait par ailleurs permettre de renforcer l'intérêt des armements de lignes régulières pour l'escale ligérienne ». En attendant, peut être dans les prochaines semaines, le lancement du projet d'autoroute maritime transgascogne, le trafic du terminal roulier s'est redressé. Malgré l'arrêt de la liaison avec le port anglais de Sherness, ce pôle affiche une hausse de 1,1 % en 2006 (587.000 tonnes), liée en grande partie à l'importation du nouveau modèle C4 Picasso, fabriqué en Espagne par le groupe PSA. Sur l'année, la ligne régulière créée il y a plus de trente ans entre Montoir de Bretagne et Vigo, a également permis l'acheminement d'autres marchandises, comme des pièces détachées, des ardoises, des produits métallurgiques et du bois.

Aliment du bétail, bois et engrais dans le rouge

Du côté de l'agroalimentaire, les céréales, grâce au volume et à la qualité de la dernière récolte, ont été exportées à plus d'un million de tonnes, soit une augmentation de 4.1%. En revanche, l'aliment du bétail s'est tassé de 6.5% à 2.04 millions de tonnes. Toutefois, selon le port autonome : « Le résultat se révèle plus favorable que la prévision annuelle, dont le pessimisme traduisait l'inquiétude liée aux problèmes sanitaires avicoles constatés en début d'année ». La conjoncture agricole, la fermeture de l'usine Soferti, à Basse-Indre, et plus généralement le choix de nouvelles techniques de fertilisation ont par ailleurs entraîné une diminution de 28,6 % du trafic d'engrais. Enfin, la filière du bois poursuit sa mutation, avec une baisse toujours plus importante de l'importation de produits bruts, au profit de matières transformées dans les pays producteurs. Bien que Nantes soit toujours la principale place de négoce française du bois, le trafic ne représentait plus que 150.000 tonnes en 2006, contre 204.000 l'année précédente, soit une nouvelle chute de 26.5% sur les terminaux de Cheviré : « Ce résultat, en partie lié à la fermeture d'une ligne maritime avec l'Afrique, confirme une tendance lourde et incontournable de la filière, caractérisée par la transformation des grumes dans le pays de production et l'adoption du transport conteneurisé. Sur l'estuaire de la Loire, les produits forestiers sont ainsi de plus en plus déchargés sur les terminaux de Montoir de Bretagne avant d'être acheminés vers la place de négoce de Cheviré ».

Port de Nantes Saint-Nazaire