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Nantes Saint-Nazaire : situation bloquée sur le transfert de la manutention

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Nantes Saint-Nazaire : situation bloquée sur le transfert de la manutention

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La CGT a lancé hier un mouvement de grève illimité sur le port de Nantes Saint-Nazaire. La place ne parvient toujours pas à trouver un accord sur le transfert des personnels et des activités d'exploitation et de maintenance des outillages. Ces activités, aujourd'hui exercées par l'autorité portuaire, doivent être, selon la loi portant réforme des ports, transférées à des opérateurs privés. Alors que des accords ont été trouvés dans d'autres Grands Ports Maritimes français, la situation dans l'estuaire de la Loire reste bloquée. En début d'année, la direction de l'établissement était parvenue à un compromis avec la CGT. Mais le président du Directoire du GPM avait été désavoué par Dominique Bussereau, ce qui avait entrainé sa démission. Très mal vécu par les acteurs de la place, le départ de François Marendet n'a en rien arrangé les négociations.

Dans le cadre de l'élaboration du futur projet stratégique, plusieurs réunions ont été organisées ces derniers jours entre la direction du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire, le Syndicat des Entreprises de Manutention Portuaire (SEMP) et la CGT des personnels d'exploitation du GPM. Les échanges ont notamment porté sur le transfert des activités d'exploitation et de maintenance des outillages. La direction du Port a fait évolué ses propositions pour prendre en compte ces échanges. Mais, corsetée par les consignes du ministère, elle n'a pu, en revanche, retenir celles « contraires à l'esprit ou à la lettre de la réforme portuaire ». A l'issue de la rencontre tripartite qui s'est tenue hier, la CGT a lancé un mouvement de grève immédiat et illimité. La direction du Grand Port Maritime et le SEMP dénoncent « une attitude d'autant plus incompréhensible que Nantes Saint-Nazaire est le seul des grands ports maritimes français à subir des mouvements de grève de cette importance. Cette situation pénalise gravement les entreprises de la place portuaire et, plus largement, une économie régionale déjà affaiblie par la crise économique internationale ».
La crise intervient alors que l'union nationale du syndicat CGT Ports et Docks avait signé, le 30 octobre 2008, un accord-cadre national qui permet de définir les conditions du détachement des salariés concernés par la réforme portuaire. Cet accord prévoit d'importantes garanties, notamment un droit de retour au Grand Port Maritime de 14 ans en cas de licenciement économique et le maintien des rémunérations et des avantages des agents qui seront détachés dans les entreprises. La direction du Port avait proposé de compléter cet accord sous la forme d'un accord local, option rejetée par la CGT du GPM.

Port de Nantes Saint-Nazaire