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Nantes Saint-Nazaire : un port d’Etat mais une gouvernance assumée par les collectivités

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Nantes Saint-Nazaire : un port d’Etat mais une gouvernance assumée par les collectivités

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Il y a deux ans, tout juste, Edouard Philippe annonçait sa volonté de prendre à bras le corps la problématique de la compétitivité des Grands Ports Maritimes français et de leur gouvernance, afin de leur permettre d’atteindre un niveau de trafic à la hauteur du marché français. Petit-fils de docker et ancien maire du Havre, le premier ministre, qui connait particulièrement bien le secteur, avait annoncé le lancement de missions d’étude pour savoir comment renforcer la gouvernance et la connexion aux hinterlands de ce qu’il avait appelé les « trois grandes portes d’entrée » du pays : l’axe Seine, l’axe Rhône-Saône-Méditerranée et Dunkerque. « Pour les autres ports nationaux, qui sont également essentiels au territoire, nous devons réfléchir, savoir si l’Etat est le mieux placé pour conduire la politique, peut-être les régions le sont-elles davantage, en partenariat avec d’autres collectivités. Les ports ne seront peut-être pas tous gérés de la même façon. Il nous faut considérer toutes les possibilités », avait dit Edouard Philippe.

La présidente de la région des Pays de la Loire à la tête du Conseil de surveillance

Dans les autres GPM que ceux de l’Axe Seine (Le Havre – Rouen – Paris regroupés au sein d’Haropa), de Marseille-Fos et de Dunkerque, de vives craintes étaient alors apparues quant à une éventuelle perte du statut de port d’Etat et un transfert aux collectivités. C’était le cas pour Nantes Saint-Nazaire, quatrième port généraliste de l’Hexagone, où un compromis a finalement été trouvé. Le GPM ligérien garde bien son statut national mais voit une évolution intéressante de sa gouvernance. A l’occasion de la succession de Francis Bertolotti, qui occupait cette fonction depuis 2010, le Conseil de surveillance de Nantes Saint-Nazaire a, le 22 novembre, élu à sa tête Christelle Morançais, présidente du Conseil régional des Pays de la Loire. C’est la première fois qu’un président de région occupe ce poste dans un GPM métropolitain.

Le Conseil de surveillance, composé de 18 membres (5 représentants de l’Etat, 5 des collectivités territoriales, 3 du personnel du port et 5 personnalités qualifiées), garde les mêmes prérogatives, la conduite opérationnelle de l’établissement demeurant assurée par un Directoire, dont la présidence a été confiée en janvier dernier à Olivier Trétout, qui a succédé à Jean-Pierre Chalus.

Pas de changement structurel mais une évolution politique déterminante

Sur le papier, rien ne change mais, en même temps, cette évolution pourrait

Port de Nantes Saint-Nazaire