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Naufrage du chimiquier Ece : Le mauvais temps ralenti les investigations sur l'épave

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Naufrage du chimiquier Ece : Le mauvais temps ralenti les investigations sur l'épave

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Trois semaines après le naufrage du chimiquier Ece, au large de la Hague, les investigations entreprises par l’armateur se heurtent aux mauvaises conditions météorologiques qui sévissent en Manche depuis quelques jours. Hier encore, les navires remontant les Casquets devaient faire avec des creux de 4 mètres et des rafales de vent pouvant atteindre 55 nœuds. L’inspection de la coque, qui gît par 70 mètres de fond, est menée par le navire océanographique Kommandor Jack, affrété par la société Dronik Maritime Consultants Limited, basée à Aberdeen (Grande-Bretagne). Après avoir appareillé de Portland, le navire est arrivé samedi sur la zone du naufrage. Il n’a cependant pu mener que des campagnes de sondage avec ses sonars embarqués, la mise en œuvre du robot téléopéré (ROV) étant assujettie à une météo favorable. Les investigations sont prévues pour durer une petite semaine mais la persistance du mauvais temps laisse présager une campagne légèrement plus longue.

Pour appuyer le Kommandor Jack, la société d’assurance de l’Ece, Brookes Bell, a affrété la vedette de surveillance Baloo, qui sera chargée d’effectuer des prélèvements et analyses d’eau de mer (pH et phosphates). Un scientifique du LASEM (Laboratoire d’Analyses de Surveillance et d’Expertise de la Marine) doit embarquer à bord pour valider les procédures de prélèvement et d’analyse, pour la continuité de la surveillance du site. Une fois la coque inspectée, l’armateur proposera aux autorités françaises et britanniques un plan d’action en vue du traitement de l’épave. Quand il a coulé, l’Ece transportait 10.000 tonnes d’acide phosphorique et ses soutes à combustibles renfermaient plusieurs dizaines de tonnes de fioul lourd et de gasoil. Une partie du carburant semble s’être échappée depuis l’accident. Vendredi, une légère irisation étaient encore repérée à la surface. Hier, en revanche, la reconnaissance aérienne effectuée par un Dauphin de la Marine nationale n’a révélé aucun signe de pollution. Le 1er février, le chimiquier sombrait au cours d’une tentative de remorquage de l’Abeille Liberté. La veille, l’Ece, battant pavillon des Iles Marshall, était entré en collision avec le vraquier maltais Général Grot Rowecki.
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Voir la fiche technique du Kommandor Jack sur le site haysships

Collision en Manche