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Nautisme : Un vent d'optimisme

Le Nautic, le salon parisien, ouvre ses portes  ce samedi. L'occasion de dresser un état des lieux d'un marché nettement moins pâle depuis un an. Avec une hausse des ventes de voiliers et surtout de bateaux à moteur, l'horizon se dégage enfin pour la filière.

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Yves Lyon-Caen, président de la FIN (Fédération des industries nautiques) était tout sourire, hier, à Paris, à la veille de l'ouverture du Nautic. « L'édition 2017 ne pouvait pas ouvrir dans un meilleur environnement économique. La croissance du nautisme est sur la bonne voie. Le marché à l'export évolue de façon positive. L'activité des chantiers français est dynamique, en voile comme en moteur. » Certes, les ventes n'atteignent pas les chiffres d'avant crise (2007/2008), mais les voyants virent clairement au vert.

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11.865 nouveaux bateaux

Sur un an, de septembre 2016 à juillet dernier, les Affaires maritimes ont enregistré une augmentation de 6,8 % des immatriculations de bateaux neufs, sur tout le territoire français. Ce qui correspond à 11.865 nouveaux navires de tous types. Ce sont les bateaux à moteur qui tirent ces chiffres vers le haut avec une progression de 8,5 %. Dans cette famille, les coques en dur représentent encore une fois le gros du marché. Suivies par les semi-rigides. En terme de motorisation, les « gros cubes », de 100 à 200 CV ont occupé la plus grosse part des ventes. Les voiliers sont plus à la peine mais relèvent quand même la tête avec un + 0,1 % sur un an, ce qui représente 1.863 nouveaux bateaux. La FIN, aux manettes du Nautic, a livré des chiffres plus optimistes pour les voiliers avec des ventes en France atteignant + 12 %. Pour les bateaux à moteur, il s'agirait de + 13 %. « On devrait rester sur une trajectoire à deux chiffres cette année », estime Yves Lyon-Caen.

Les chantiers bretons sentent le vent tourner

 

Les bons chiffres se vérifient-ils sur le terrain, en Bretagne ? « Il y a un retour à la confiance, c'est clair, déclare Yann Rolland, à la tête de plusieurs chantiers dans le Finistère. Pour le marché de la voile, ça redémarre, pour des bateaux de 30 à 50 pieds. Pour le bateau hors bord ça explose. On a une clientèle qui ne vieillit plus. Nous réalisons de bons chiffres à l'export ; on vient juste de faire une livraison en Croatie. Sur l'occasion on s'attendait à une chute due au Brexit, mais on s'est maintenu là aussi. » Wilfrid Le Gal (22, Accastillage diffusion Trieux Marine) note également que le marché « bouge un peu plus. Il y a pas mal de demandes pour des bateaux au-dessus de 6 m ». Ce que confirme Philippe Rouxel (trois établissements en 22 et 35) : « D'une manière générale on a fait une année régulière et pendant la période de crise on a mieux résisté que les petits chantiers. Une chose nous aide : le renouvellement des modèles des grands constructeurs tirent nos ventes ». Yvon Therville (56, MB Marine, bateaux à moteur) qui a réalisé une bonne année passée, voit la suivante arriver avec un optimisme mesuré. « Pour nous, l'étape intermédiaire, c'est le Mille Sabord, en octobre. 30 % de nos bateaux exposés ont été vendus, ce qui reste normal. Le Nautic sera déterminant. » Il relève, néanmoins, déjà quelques signes positifs : « Nous avons de nouvelles commandes. Et pour le travail au quotidien, je n'ai jamais eu autant de bateaux en entretien. » Même ton mesuré pour Vincent Bidard (35, Chantier naval de la Ville Audrain) : « Les ventes s'accélèrent un petit peu. Les primo accédants sont plus jeunes, dans la tranche 35-45 ans qui avait disparu du marché. On sent la reprise arriver mais il faut encore être patient. Nous, marché du nautisme, sommes le dernier révélateur d'une fin de crise. »

 

Un article de la rédaction du Télégramme