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Naval de défense : Français et Italiens à couteaux tirés à l’export
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Naval de défense : Français et Italiens à couteaux tirés à l’export

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Ils ont beau travailler sur un projet d’alliance, Naval Group et Fincantieri se livrent toujours une guerre sans merci sur le marché international. Dernier épisode en date, l’Egypte, où les Italiens viennent contester les positions françaises, qui se sont fortement développées depuis 2015 avec la livraison à ce pays d’une frégate du type FREMM, de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) et d’une corvette du type Gowind, trois autres unités étant actuellement construites en transfert de technologie à Alexandrie. C’est là que s’est déroulé début décembre le salon EDEX, où Fincantieri présentait ses produits. On a pu lire à cette période, sur les réseaux sociaux, que les Italiens avaient annoncé avoir proposé à la marine égyptienne différents types de navires, dont une frégate du type Bergamini (version italienne de la FREMM) et deux corvettes. Une position frontale face à Naval Group, qui espère vendre une seconde FREMM à son client égyptien et négocie toujours avec lui l’affermissement de l’option portant sur la construction en France de deux Gowind supplémentaires. Un projet pour lequel Naval Group fait déjà face à une forte concurrence allemande et devrait donc composer maintenant avec les manœuvres de son « allié » italien.

Interrogé à ce sujet par Mer et Marine, Fincantieri explique n’avoir fait « aucune annonce au cours du salon ». Le groupe italien précise cependant que « la marine (égyptienne) a visité notre stand et manifesté de l’intérêt pour nos produits ». Chez

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