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Naval Energies va réduire ses effectifs de 40%
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Naval Energies va réduire ses effectifs de 40%

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Une restructuration profonde. C’est ce qu’ont décidé d’entreprendre les actionnaires de Naval Energies, qui faute d’avoir engrangé cette année les contrats espérés, en particulier dans l’hydrolien, va tailler dans le vif : 100 des 260 postes de l’entreprise vont être rapidement supprimés, a annoncé en fin de semaine dernière à l’AFP son nouveau patron, Laurent Schneider-Maunoury. Ce dernier évoque notamment l’absence d’annonce du gouvernement sur le lancement de l’appel d’offres pour les premières fermes pilotes d’hydroliennes. Un marché crucial pour Naval Energies, qui doit fournir à EDF 7 machines de 2 MW à installer dans le raz Blanchard avec une fabrication devant débuter dès 2018 dans un nouvel atelier en cours de construction à Cherbourg.

Mais le projet, présenté comme devant servir de tremplin vers de futurs parcs commerciaux comprenant chacun une centaine de machines, prend du retard, alors que des questions se posent quant à la maturité technologique et la viabilité économique des hydroliennes. Le glissement du projet pilote du Raz Blanchard n'est, cependant, pas la seule explication à la réduction de voilure que connait Naval Energies.  

Créée en janvier 2017, l’ancienne division de Naval Group (ex-DCNS) dédiée au développement d’énergies marines renouvelables est pour mémoire détenue à 55% par Naval Group et 36% par le fonds d’investissement Société de Projets Industriels (géré par Bpifrance), les 9% restants étant répartis entre Technip et BNP Paribas.

Dans le cadre de sa politique de diversification, l’ex-DCNS s’était lancé sur le marché très porteur des EMR à la fin des

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