Défense
Naval Group achève son premier ATM de Scorpene
ABONNÉS

Actualité

Naval Group achève son premier ATM de Scorpene

Défense

Naval Group vient d’achever avec succès le premier arrêt technique majeur d’un sous-marin de type Scorpène à l’étranger. Il s’agit du Tunku Abdul Rahman, livré en 2009 à la marine malaisienne.

Le bâtiment bénéficiait là de son tout premier ATM depuis sa mise en service. Un chantier majeur qui a été réalisé dans la base navale de Kota Kinabalu, sur l’île de Bornéo, sous la maîtrise d’œuvre de Boustead DCNS Naval Corporation (BDNC), société commune du groupe malaisien Boustead Heavy Industries Corporation (60%) et de l’ex-DCNS (40%).

Pendant cet arrêt technique, débuté en janvier 2016, l’essentiel des équipements du sous-marin ont été débarqués, démontés puis visités et remis à niveau dans les bâtiments dédiés de la base, où Naval Group avait construit de nouveaux ateliers de soutien. Certains équipements critiques sont quant à eux revenus en France, sur les sites spécialisés du groupe à Brest, Toulon et Ruelle, ou chez les équipementiers.

 

Le Tunku Abdul Rhaman en cale sèche lors de son ATM à Kota Kinabalu (© NAVAL GROUP)

Le Tunku Abdul Rhaman en cale sèche lors de son ATM à Kota Kinabalu (© NAVAL GROUP)

 

Débuté en 2016, l’ATM du Tunku Abdul Rhaman a mobilisé en moyenne 200 personnes, dont au départ 60 expatriés et une vingtaine de collaborateurs en mission provenant des sites de Naval Group, notamment Brest et Toulon, et apportant des compétences spécifiques.

Ce chantier représentait un projet d’autant plus important qu’il s’agissait du premier du genre en Malaisie, qui n’avait jamais disposé de sous-marins jusqu’à l’acquisition de ses deux Scorpene. Et il avait pour but, au-delà des questions techniques et opérationnelles, de développer les compétences locales nécessaires pour assurer la maintenance des bâtiments. Ce fut l’un des grands enjeux pour Naval Group, qui a soutenu avec son partenaire Boustead la montée en puissance, au cours de l’ATM, des sous-traitants et de la main d’œuvre locale. Une évolution qui a trouvé son aboutissement dans la transmission de la direction de BDNC, assurée depuis sa création par un Français, à un Malaisien, conformément à ce qui était prévu lors de la formation de la société.

Ce programme illustre la stratégie d’implantation locale et durable de l’industriel français auprès de ses clients internationaux. Et il adopte la nouvelle organisation de la division Services du groupe. Héritée du concept de « chantiers dédiés » initiés à Toulon en 2011, les  « bases avant », comme celle de Kota Kinabalu ou ce que Naval Group a ensuite développé à Alexandrie, en Egypte, disposent de leurs ressources et équipes dédiées. Ces implantations locales s’appuient sur un back office commun situé en France. Cette « base arrière » assume les fonctions d’autorité de conception, rassemble tous les métiers stratégiques et assure le pilotage global des ressources et plans de charge, ainsi que les décisions d’intervention. On y gère le système de combat, la supply chain et l’ingénierie de maintenance en plus de l’ingénierie détaillée réalisée par les bases avant, tout en déployant quand cela est nécessaire des équipes spécialisées permettant de compléter les ressources locales.

Alors que le Tunku Abdul Rahman a débuté ses essais en juillet, c’est désormais son sistership, le Tun Razak (2010), qui a débuté son premier ATM. On rappellera par ailleurs que Naval Group travaille également en Malaisie sur le programme des six corvettes du type Gowind réalisées en transfert de technologie par le chantier Boustead de Lumut, au nord-ouest de Kuala Lumpur.

 

Naval Group (ex-DCNS)