Défense
Naval Group : confronté à un important creux de charge, Lorient joue son avenir

Actualité

Naval Group : confronté à un important creux de charge, Lorient joue son avenir

Défense

Paradoxalement, alors que les commandes publiques, en particulier celles de la défense, soutiennent opportunément et durablement le plan de charge de nombreux chantiers navals français, plutôt centrés historiquement sur le marché civil, le site Naval Group de Lorient voit arriver un très important creux de charge dès l’année prochaine. Spécialisé dans la construction de bâtiments de surface, le chantier morbihannais va connaitre une chute de 40% de son activité en production à partir de la fin 2021. La baisse se ressent en fait déjà dans les premières phases des activités de construction et deviendra palpable dès la mi-2021 selon les syndicats. Ce qui aura des conséquences non seulement en interne, mais aussi, souligne notamment l’UNSA, un « très fort impact sur la sous-traitance de production ».

2200 salariés et un millier de sous-traitants

Naval Group Lorient, c’est pour mémoire 2200 salariés, soit 1250 pour le chantier en lui-même (ingénierie et production) et 1000 personnes pour les activités liées aux systèmes de combat, à la gestion des programmes, à l’informatique ou encore aux achats. S’y ajoutent un millier de sous-traitants, dont environ 150 en études.

L’activité reste soutenue dans les bureaux d’études et les perspectives sont bonnes du fait de nombreux programmes en cours ou attendus (SNLE 3G, porte-avions, frégates de défense et d’intervention, bâtiments de guerre des mines belgo-néerlandais, futurs patrouilleurs océaniques…) Mais en production la situation est très inquiétante à court et moyen-termes.

La fin du programme FREMM et les corvettes émiraties

Naval Group | Actualité industrie navale de défense