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Navantia : Entrée en vigueur du contrat des corvettes saoudiennes
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Navantia : Entrée en vigueur du contrat des corvettes saoudiennes

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Le contrat portant sur la construction en Espagne de cinq corvettes destinées à l’Arabie Saoudite est entré en vigueur. C’est le qu’a annoncé la société étatique SEPI, qui détient les chantiers Navantia. Ces bâtiments, dont la tête de série doit être livrée en 2022, seront réalisés à Cadix. Ce programme, d’un montant de 1.81 milliard d’euros, est présenté comme le plus important assuré jusqu’ici dans les chantiers espagnols pour un client étranger. Représentant 7 millions d’heures de travail, il mobilisera durant cinq ans 1100 personnels de Navantia, autour de 1800 de la sous-traitance directe et plus largement 3000 autres emplois indirects.  

Du type Avante 2200, un modèle dont quatre exemplaires ont été livrés au Venezuela en 2011 et 2012, les futures corvettes saoudiennes seront nettement plus armées. Longues de près de 100 mètres pour un déplacement d’environ 2500 tonnes en charge, elles mettront en œuvre 8 missiles antinavire, un système surface-air (16 missiles), deux plateformes triples pour torpilles de 324mm, une tourelle de 76mm, un canon de 35mm (Millennium) et de l’artillerie légère. Les bâtiments pourront également embarquer un hélicoptère de la classe 10 tonnes. Le choix des missiles a été récemment acté. L'Européen MBDA l'a apparemment emporté face à ses concurrents américains avec des Exocet MM40 et VL Mica, qui seront notamment produits en France. 

 

Vue des futures frégates saoudiennes (© NAVANTIA)

Vue des futures frégates saoudiennes (© NAVANTIA)

 

Capables de dépasser les 25 nœuds et franchir 4500 milles à 15 nœuds, les Avante 2200 sont conçues pour être armées par 50 marins et être en mesure de loger une vingtaine de personnels supplémentaires.

Navantia avait officialisé le 12 juillet dernier cette commande mais son entrée en vigueur a tardé quelques mois, peut être suite aux soubresauts intervenus à la fin de l’été entre Madrid et Ryad autour de la vente de 400 bombes à guidage laser destinées à l’aviation saoudienne. La ministre espagnole de la défense avait annoncé que ces armes ne seraient pas livrées, compte tenu du risque de les voir employées dans la guerre civile au Yémen. Mais le gouvernement avait rapidement fait machine arrière, de peur que l’Arabie Saoudite réagisse par des représailles commerciales, à commencer par ce fameux contrat de corvettes, essentiel pour assurer la charge de travail de Navantia.

 

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