Energies Marines
Navantia Brest: la construction des fondations d'éoliennes a démarré
ABONNÉS

Actualité

Navantia Brest: la construction des fondations d'éoliennes a démarré

Energies Marines

La construction des supports d’éoliennes, destinées au projet de Saint-Brieuc (Ailes marines), a démarré il y a une dizaine de jours, à Brest. Une première très attendue sur l’extension du polder brestois, dédié aux énergies marines renouvelables (EMR).

Dix ans pour voir une première entreprise se lancer en production sur le nouveau polder brestois ! La Région Bretagne, qui a financé une bonne partie des plus de 200 M€ d’aménagement, peut souffler et attendre plus sereinement la suite. Même si le port EMR de Brest n’est pas opérationnel avec la reprise nécessaire du quai de chargement qui demande d’importants travaux de consolidation.

35 000 tonnes d’acier à assembler

À Brest, on a malgré tout commencé à construire les éléments inférieurs des éoliennes posées en mer, les parties métalliques qui seront enfoncées dans le sédiment, et qui supporteront les jambes de ces impressionnantes structures de 75 m de haut pour 1150 tonnes chacune. Le consortium a commencé par investir 10 M€ sur le site ne sollicitant pas moins de 17 entreprises locales, des contacts et des négociations étant engagés avec 20 autres sociétés implantées dans le secteur.

Au total, plus de 35 000 tonnes d’acier vont être assemblées dans les ateliers de Navantia-Windar et dans les locaux des sous-traitants bretons. Le consortium confirme la mobilisation de 250 emplois équivalent temps plein durant les deux ans de fabrication de ces « jackets ». Les sociétés Sobec et Navtis font partie des premières sociétés bretonnes à être associées à la réalisation de 34 des 62 fondations prévues dans le projet d’Ailes marines.

Quinze personnes pour commencer

À Brest, une quinzaine de personnes est actuellement employée à la soudure des tubes métalliques qui rentreront dans le sédiment. Le responsable de chantier pour Navantia n’est autre que Tanguy Cariou, l’ancien directeur de Navaleo, la filiale des Recycleurs bretons. Le reste du montage de la partie basse s’effectuera à l’air libre pour la connexion avec les jambes métalliques également fabriquées à Brest. Les parties plus technologiques, les pièces pour l’interface avec l’éolienne et l’éolienne elle-même viendront d’ailleurs et principalement d’Espagne. Et même si on n’y réalisera pas, pour le moment, des éléments à haute valeur ajoutée, ce début de production dans cette grande tente blanche de 6 000 m2 ouvre véritablement l’ère des EMR à Brest.

Montage des premiers éléments en extérieur début 2021, pour une mise en service du parc, devant Saint-Brieuc, toujours programmée courant 2023.

Un article de la rédaction du Télégramme