Construction Navale
NCL va faire construire deux paquebots géants chez Meyer Werft

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NCL va faire construire deux paquebots géants chez Meyer Werft

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C'est donc bien les chantiers allemands qui ont se sont imposés pour le nouveau projet de Norwegian Cruise Line. La compagnie américaine a annoncé avoir conclu un accord avec Meyer Werft pour la réalisation de deux grands paquebots de 143.500 tonneaux, livrables au printemps 2013 et au printemps 2014. Presque aussi gros que le Norwegian Epic (153.000 tonneaux), livré en juin dernier par les chantiers STX France de Saint-Nazaire, les deux nouveaux navires, d'un coût global de 1.2 milliard d'euros, pourront, chacun, embarquer environ 4000 passagers. Pour Meyer Werft, ce projet est de la plus haute importance. D'abord, il permet de garnir avec un prototype et son sistership le carnet de commandes du site de Papenburg, le mieux fourni de tous les chantiers européens spécialisés dans la croisière.

Les Allemands disputent aux italiens le leadership sur les paquebots

Le groupe allemand, qui réalisera là les plus gros navires de son histoire, se hisse même au niveau de Fincantieri, leader mondial sur le segment des paquebots depuis plus de 10 ans, à ceci près qu'il concentre ses forces sur un seul chantier, alors que le constructeur italien en compte quatre. Meyer Werft livrera 9 navires d'ici 2014 (soit, comme Fincantieri, un peu plus de 23.000 passagers de capacité en base double), soit un en cette fin d'année pour Disney Cruise Line, deux en 2011 (AIDA Cruises, Celebrity Cruises), trois en 2011 (Disney, AIDA, Celebrity), deux en 2013 (AIDA, NCL) et un en 2014 (NCL). Le nouveau projet de Norwegian Cruise Line permet également à Meyer Werft de reconquérir un client historique, pour lequel il a notamment réalisé les 6 paquebots de la classe Norwegian Star entre 2001 et 2007. Saint-Nazaire était parvenu, en 2006, à emporter la commande du Norwegian Epic, notamment en raison de ses infrastructures permettant de réaliser des navires plus gros qu'en Allemagne. Mais, depuis, le groupe familial allemand a mené un important programme de modernisation de son outil industriel et le concurrent du chantier français a, sans nul doute, surfé sur les déboires de la construction du Norwegian Epic (qui demeure néanmoins un navire exceptionnel).

NCL redresse la barre

Gravement déficitaire en 2007, NCL s'est, quant à elle, redressée, sous l'impulsion d'un nouvel actionnaire, le fonds d'investissement Apollo Management. Il y a deux ans, ce dernier a pris 50% du capital de la compagnie (l'autre moitié étant détenue par le Malais Star Cruises, filiale de Genting), lancé un audit général, rationalisé la flotte (notamment avec la réduction à un seul navire de NCL America) et a amélioré la compétitivité. Le résultat ne s'est pas fait attendre et NCL a pu renouer avec les bénéfices, ce qui l'autorise à lancer de nouveaux investissements, quatre ans après sa dernière commande (l'Epic en octobre 2006). Ainsi, au troisième trimestre 2010, les revenus ont atteint de la compagnie ont atteint 634 millions de dollars et ses bénéfices 93 millions de dollars, contre respectivement 550.7 et 85.6 millions de dollars sur la même période de 2009. « Nous avons toujours été concentrés sur une approche raisonnée de la croissance de notre capacité. Notre décision d'ajouter deux navires à la flotte reflète les progrès significatifs que nous avons faits dans l'amélioration de notre performance opérationnelle et le repositionnement de la société ces dernières années », explique Kevin Sheehan, patron de la compagnie.
NCL, qui aligne actuellement une flotte de 11 paquebots, vient de lancer les premières démarches auprès des autorités américaines compétentes en vue d'une prochaine introduction en bourse. Le groupe souhaiterait lever quelques 750 millions de dollars afin, notamment, de financer ses investissements.

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