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Neopolia achève un troisième navire pour CroisiEurope

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Croisières et Voyages

L’Elbe Princesse II, troisième navire de croisière fluviale réalisé à Saint-Nazaire pour le compte de l’armateur alsacien CroisiEurope, est quasiment achevé. Présenté officiellement ce vendredi, il doit partir entre le 28 février et le 1er mars, à bord d’un navire semi-submersible. Ce dernier le convoiera jusqu’au port d’Hambourg, d’où il rejoindra Wittemberg, au sud de Berlin, via le fleuve qui porte son nom. Après d’ultimes opérations d’achèvement, essentiellement la mise en place du mobilier, l‘Elbe Princess II entrera en service et rejoindra son aîné, l’Elbe Princesse, exploité depuis 2016 sur des croisières entre Berlin et Prague.

 

L'Elbe Princesse II (© LOYS LECLERCQ)

L'Elbe Princesse II (© BERNARD BIGER - NEOPOLIA)

 

Le gabarit de ces navires a été spécialement adapté à la navigation sur l’Elbe et la Moldau, en particulier le passage des écluses, avec une largeur limitée et un système de ballastage permettant de passer sous les ponts et, à l'inverse, de répondre au faible tirant d’eau de certaines parties des cours d’eau empruntés.

 

L'Elbe Princesse, livré en 2016 (© BERNARD BIGER - NEOPOLIA)

 

Alors que le premier Elbe Princesse mesure 95 mètres de long et compte 40 cabines, le nouveau navire de CroisiEurope est un peu plus grand. Il mesure en effet 101.7 mètres de long, soit 6, la largeur étant toujours de 10.5 mètres. Son tirant d’eau est de 90 centimètres (1.3 mètres en situation ballastée), le tirant d’air maximal étant de 7 mètres (4.34 ballasté). L’Elbe Princesse II est équipé d’un salon panoramique de 145 m² donnant sur un pont terrasse à l’arrière, un restaurant de 110 m² et 45 cabines de plus de 14 m² (toutes avec vue extérieure), pour une capacité de 90 passagers. Comme son aîné, il est propulsé par deux roues à aube situées à la poupe, la vitesse de croisière étant de 15 à 16 km/h.

L’Elbe Princesse II est conçu et réalisé par une petite vingtaine d’entreprises du groupement Neopolia. Le bureau d’études nantais Stirling Design International s’est chargé de la conception et Mecasoud de la coque en acier. Idra Novacco a réalisé les superstructures en aluminium. Sont également intervenus Shipelec pour l’électricité, Gestal pour les réseaux, Engie-Axima pour la partie climatisation/ventilation, MYG Design pour les emménagements et Polyecim Composites pour les blocs sanitaires.

C’est le troisième navire de croisière fluviale réalisé par les membres de Neopolia pour le compte de CroisiEurope, qui a débuté cette nouvelle aventure avec le Loire Princesse (88 mètres, 48 cabines), livré en 2015 et exploité au départ de Nantes. 

 

Le Loire Princesse (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

 

Alors que les discussions se poursuivent avec l’armateur sur d’autres projets, le partenariat noué avec CroisiEurope a permis d’autres débouchés pour certains membres de Neopolia. Mecasoud a ainsi produit en 2016 la coque en acier d’une péniche de gabarit Freycinet (39 mètres), alors que SDI a élaboré le design de deux bateaux réalisés à l’étranger par la compagnie, l’Africa Dream (30 mètres, 16 passagers) au Zimbabwe et l’Indochine II (65 mètres, 65 passagers) au Vietnam.

 

L'Indochine II (© : SDI)

L'Africa Dream (© : SDI)

 

Ces premières expériences de Neopolia poussent aussi le groupement à réfléchir à un développement sur le marché des petits navires de croisière maritimes (voir notre article sur le sujet).

 

Neopolia Port de Nantes Saint-Nazaire