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NH90 : Standard 2 pour la marine française et première livraison pour la Belgique

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Deux évènements ont marqué, le 21 décembre, le programme NH90. Tout d’abord, la livraison à la Belgique du premier des 8 hélicoptères commandés au consortium NH Industries (détenu à 62.5% par Eurocopter, 32% par AugustaWestland et 5.5% par Fokker Aerostructures) pour ses forces armées. Cet appareil est en version TTH (Tactical Transport Helicopter), comme le seront les trois prochains exemplaires belges. Les quatre machines suivantes seront des NFH (Nato Frigate Helicopters), version navalisée du NH90, qui sera embarquée sur les frégates belges Léopold 1er et Louise Marie, en remplacement des Alouette III actuellement en service.

 

NH90 belge (© EURCOPTER - A. PECCHI)

NH90 belge (© EURCOPTER - A. PECCHI)

 

Le 21 décembre toujours, la Direction Générale de l’Armement prenait livraison, également sur le site Eurocopter de Marignane, du 1er Caïman Marine, appellation française de la version navale du  NH90, au Standard 2 (ou Step B comme disent les industriels). Après une courte période d’évaluation conduite au Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S), l’appareil renforcera la flotte de 7 Caïman déjà en service au sein des flottilles 31F et 33F, basées à Hyères (Var) et Lanvéoc-Poulmic (Finistère). Ces machines, livrées depuis 2011 au standard 1 (Step A), seront progressivement mises au niveau le plus récent entre 2014 et 2017.

 

Autoprotection, MU90 et réservoirs externes

 

Le standard 2 du Caïman Marine introduit le système d’autoprotection de l’hélicoptère, comprenant notamment des leurres électromagnétiques et infrarouges. Il ouvre également la voie à la capacité de tir de la torpille anti-sous-marine MU90, attendue en 2013, tout en améliorant différents systèmes du standard précédent. La nouvelle version permettra, de plus, l’emport de réservoirs externes afin d’améliorer l’autonomie de l’hélicoptère. Celui-ci pourra disposer de deux bras de chaque côté de la cellule, chacun étant capable d’emporter un bidon de carburant ou une torpille (avec panachage possible de deux bidons, un bidon et une torpille ou deux torpilles). A terme, le Caïman français, à l’instar du NH90 italien avec le Marte Mk2/S, pourra également mettre en œuvre un ou deux missile(s) antinavire léger(s).

 

Caïman Marine sur la FREMM Aquitaine (© PHILIP PLISSON)

Caïman Marine sur la FREMM Aquitaine (© PHILIP PLISSON)

 

Premières capacités ASF et ASM sur le standard 1

 

Sans attendre l’arrivée du standard 2, la Marine nationale, suite aux expérimentations menées par le CEPA/10S, a ouvert mi-novembre une capacité de lutte au dessus de la surface (ASF) pour les Caïman au standard 1. Et, toujours sur ce premier standard, une première capacité de lutte anti-sous-marine (ASM) devrait être disponible avant le mois de février.

Déployé depuis ses bases littorales ou sur les frégates des types Horizon et FREMM, les Caïman Marine pourront, dans le domaine de la lutte ASM, mettre en œuvre un sonar trempé FLASH, des bouées acoustiques et des torpilles MU90. En dehors de la lutte au dessus de la surface, ces appareils servent également aux missions de sauvetage en mer et au transport opérationnel. Sur les 27 Caïman commandés pour la marine française et livrables d’ici 2021, 13 seront dotés d’une rampe arrière (dont les 7 premiers) permettant l’embarquement rapide de troupes ou de matériel, avec une capacité d’emport d’environ 16 passagers.

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