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Nicolas Sarkozy torpillé à son tour par une question sur les sous-marins nucléaires

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Nicolas Sarkozy torpillé à son tour par une question sur les sous-marins nucléaires

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Les déboires de Ségolène Royal sur les moyens de la Force Océanique Stratégique (FOST) n'auront manifestement pas servi de leçon. Comme la candidate socialiste, son rival de l'UMP a, à son tour, été piégé sur le nombre de sous-marins nucléaires en service dans la marine. Cette fois, Jean-Jacques Bourdin, de RMC, n'a pas demandé combien la France possédait de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), mais combien elle alignait de sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). A cette question, Nicolas Sarkozy a répondu quatre (soit le nombre de SNLE sur lequel Ségolène Royal avait chuté), puis, devant la rectification du présentateur : « cinq » (par ailleurs erronée), le candidat de l'UMP a réitéré « quatre ». Se rendant compte de son erreur, Nicolas Sarkozy a qualifié la réponse de « spécieuse », avant d'avoir l'échange suivant : Question de Jean-Jacques Bourdin : « C'est important de savoir ça ou pas ? » Réponse de Nicolas Sarkozy : « Bien sûr que c'est important. C'est Capital parce que le président de la République, c'est lui qui appuiera sur le bouton ». Seul problème : appuyer sur bouton avec un SNA, équipé de torpilles et de missiles antinavires, n'a pas grand intérêt. Seuls les SNLE, au nombre de quatre, sont dotés de missiles balistiques emportant des têtes nucléaires. A la différence des submersibles stratégiques, qui assurent aujourd'hui l'essentiel de la force de frappe atomique de la France, les SNA peuvent être considérés comme des « chasseurs ». Nettement plus petits, ils assurent des missions totalement différentes, allant de la protection des SNLE et du groupe aéronaval aux opérations de renseignement.
Les sous-marins nucléaires français, au nombre de 10 (4 SNLE, 6SNA), sont regroupés au sein de la FOST.
Le mois dernier, Ségolène Royal s'était faite piéger sur le nombre de SNLE en service. Après avoir répondu sans conviction « un », elle avait finalement repris le chiffre avancé par Jean-Jacques Bourdin, à savoir « sept ». On notera au passage que le niveau de connaissance de certains de nos confrères journalistes laisse d'ailleurs à désirer : Après les 7 SNLE au lieu de 4, c'est désormais 5 SNA au lieu de 6...
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- Voir la fiche technique des SNA français

- Voir la fiche technique des SNLE français

- Voir le passage concerné pendant l'intervew sur RMC


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