Défense
Nouveau BPC : Les Brestois réclament leur part du gâteau

Actualité

Nouveau BPC : Les Brestois réclament leur part du gâteau

Défense

Pour permettre la commande d'un troisième Bâtiment de Projection et de Commandement, les négociations entre industriels et militaires doivent s'achever avant le 31 mars. Mais le projet continue de faire des vagues chez DCNS. Anticipée dans le cadre du plan de relance de l'Economie, cette commande a, essentiellement, pour but de soutenir l'activité des Chantiers de Saint-Nazaire. Or, si le constructeur civil avait participé à la réalisation des deux premiers BPC, c'est pourtant DCNS, alors maître d'oeuvre, qui en avait assuré l'armement et la mise au point (en plus de l'assemblage à Brest de la partie arrière des navires et la jonction avec les « sections avant » produites à Saint-Nazaire). Mais, cette fois, le groupe naval n'aura qu'une portion congrue du contrat, la coque devant être réalisée intégralement par STX France (ex-Chantiers de l'Atlantique). On en vient même, plutôt qu'une co-traitance, à évoquer l'attribution de la maîtrise d'oeuvre au chantier civil, ce qui fait bondir les syndicats de DCNS.

STX maître d'oeuvre ?

« Les informations recueillies sur ce sujet font apparaître à ce jour que ce programme exclurait, dans sa phase de réalisation, non seulement l'établissement de Brest mais pratiquement tout le groupe DCNS. La volonté politique affichée du président de la République de venir en aide à la navale civile à Saint-Nazaire, conjuguée aux exigences financières drastiques de la DGA, contribue de fait à ne retenir qu'un seul interlocuteur industriel et donc à écarter DCNS du projet alors que les seuls qui connaissent véritablement les bateaux en version finalisée (BPC 1 et 2) sont bien les personnels de DCNS. Un comble ! », s'indigne, à Brest, la CFDT. Le syndicat craint, notamment, que ce contrat constitue pour Saint-Nazaire une « une opportunité inespérée de se diversifier, sans doute durablement, dans la navale militaire ». Pour les délégués du personnel, celà se ferait au détriment de DCNS. La CFDT, qui redoute que le 4ème BPC et le second porte-avions puisse échapper au groupe naval, estime que DCNS ne joue pas à armes égales avec STX. « Dans un contexte difficile, le groupe STX n'a rien à perdre. Il mettrait alors tous les moyens à sa disposition pour réussir ce challenge. De même, la dépendance de DCNS vis-à-vis de l'Etat (plus de 70% de son chiffre d'affaire) rend le groupe public particulièrement vulnérable dans ces négociations avec la DGA ».

Naval Group | Actualité industrie navale de défense