Croisières et Voyages
Nouveau France : Didier Spade toujours à la recherche d’investisseurs

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Nouveau France : Didier Spade toujours à la recherche d’investisseurs

Croisières et Voyages

Bien que très discret depuis un an, le projet de construction d’un nouveau paquebot France n’est pas abandonné. « J’y crois toujours, et même de plus en plus quand je vois l’évolution du marché de la croisière », affirme Didier Spade, qui porte l’idée depuis 2009 et espérait alors que le navire pourrait naviguer dès 2015. Même s’il reconnait que le calendrier continue de glisser et que le bouclage du montage financier est complexe,  l’entrepreneur parisien n’en démord pas : « Je suis persuadé que nous sommes dans le bon timing, même si cela prend plus de temps que prévu. Le marché de la croisière est en train de se structurer en différentes catégories, les petits navires modernes allant constituer une alternative nécessaire aux grands paquebots. Or, sur ce segment, où il n’y a pas beaucoup de monde et nous avons un positionnement intéressant car notre bateau est très original par rapport aux autres ».   

Investisseurs étrangers

Visant un marché international haut de gamme avec un produit consacré à la culture et l’art de vivre à la française, le projet de Nouveau paquebot France en est depuis plus d’un an à la phase de levée de fonds. Pour que le rêve devienne réalité, il faut réunir 450 millions d’euros. Afin d'y parvenir, Didier Spade multiplie les rencontres avec des investisseurs, français mais aussi étrangers, le concept semblant pour le moment séduire plus facilement en dehors des frontières hexagonales. « Nous avons notamment signé une lettre d’intention avec un financier américain et nous avons d’autres touches sérieuses, de très bonnes pistes mais on ne sait pas encore comment cela va aboutir », confie le père du Nouveau France, qui ne se risque plus à avancer de dates : « L’objectif est de mettre tout en œuvre pour que la construction du navire aboutisse à un moment ou à un autre ».

 

(© : LE NOUVEAU FRANCE)

(© : LE NOUVEAU FRANCE)

 

Manque de place dans les chantiers

Au-delà des aspects financiers, Didier Spade doit également composer avec le plan de charge des chantiers, qui s’est considérablement regarni ces deux dernières années. « Nous ne pourrons pas commencer la construction avant d’avoir réuni l’intégralité du financement et il est vrai que les constructeurs ont bien rempli leurs carnets de commandes. Mais ça ne me dérange pas d’attendre, l’essentiel est que le projet aboutisse et on se rend également compte que ce temps supplémentaire peut aussi permettre d’intégrer des innovations technologiques intéressantes, notamment en matière d’énergie ». Alors que Didier Spade souhaite toujours voir le Nouveau France réalisé à Saint-Nazaire chez STX France, la perspective d’une mise en service en 2017/2018, avancée l’an dernier, n’est clairement plus tenable. « Au mieux, le début de la construction pourrait intervenir fin 2017/début 2018 », estime-t-il. Ce qui renverrait donc la livraison à 2019/2020.

Une unité de 64.000 GT et 398 suites

Pour mémoire, les études portant sur le navire ont été réalisées par STX France, le bureau d’architecture nantais Stirling Design International et Tillberg Design International. Il en résulte, aujourd’hui, un paquebot de 260 mètres de long, 32 mètres de large et 64.000 GT de jauge. Une unité de grand luxe pouvant accueillir jusqu’à 790 passagers, servis par 600 membres d’équipage. En tout, le navire compte 398 suites de 36 à 190m², incluant toutes un balcon. 

Nouveau paquebot France