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Nouveaux radars à l’horizon pour le Cassard et le Charles de Gaulle

Comme son sistership le Jean Bart cette année, la frégate antiaérienne Cassard bénéficiera bien d’une modernisation de ses capacités de détection. Le bâtiment recevra lui-aussi un radar de veille aérienne SMART-S, fourni par Thales, en remplacement du radar tridimensionnel DRBJ-11B, devenu obsolète. Alors que le Jean Bart a été équipé il y a quelques mois, le Cassard sera modernisé à l’occasion de sa prochaine Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations (IPER), qui doit intervenir mi-2014. Cette mise à niveau des senseurs est rendue nécessaire par le fait que la marine devra attendre 2021 et 2022 pour voir ces deux frégates, mises en service en 1988 et 1991, remplacées par les nouvelles FREDA, dérivées des FREMM de la classe Aquitaine.

 

Radar SMART-S (© : THALES)

 

La frégate Jean Bart avec son SMART-S (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

FREMM ER avec mât intégré disposant d'un radar SF 500 (© : DCNS)

 

A l’issue de la modernisation des Cassard, la Marine nationale n’exploitera plus qu’un seul DRBJ-11B, celui du Charles de Gaulle. Ce radar doit être remplacé au cours de la prochaine IPER du porte-avions, qui comprendra également sa refonte à mi-vie. Mais il ne sera probablement pas le seul puisque le radar de veille DRBV-26 D et le radar Arabel (qui sert à la conduite de tir des missiles surface-air Aster) seront eux aussi vieillissants. Différentes solutions sont à l’étude. Il est, par exemple, imaginé de pouvoir adopter un radar multifonctions Herakles (évolution de l’Arabel qui équipe les FREMM), qui remplacerait le V-26 et l’Arabel. Mais il serait également envisagé de doter le Charles de Gaulle d’un mât intégré avec un radar doté d’antennes à faces planes, à l’image du Sea Fire 500, imaginé par Thales pour les nouvelles FREMM ER, des bâtiments spécialisés dans la défense aérienne proposés à l’export par DCNS et étant susceptibles de servir de base aux futures FREDA françaises.

Normalement, la prochaine IPER du Charles de Gaulle devrait intervenir à l’horizon 2017. Mais ce chantier très lourd et très coûteux pourrait être légèrement retardé afin de glisser sur la loi de programmation militaire suivante, afin de ne pas alourdir la prochaine LPM (2014 – 2019), dont le financement sera difficile.

 

Le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

 

Marine nationale