Marine Marchande

Actualité

Nouvelle inspection des Maersk coulés au large de Brest

Marine Marchande

Le navire Swordfish, appartenant au groupe norvégien Siem, vient d'appareiller de Brest pour rejoindre l'île de Sein. Affrété par le groupe Maersk, il va effectuer des investigations sur les coques des Maersk Searcher et Maersk Shipper. Ces deux anciennes unités de Maersk Supply Service ont coulé dans la nuit du 21 au 22 décembre alors qu'elles se trouvaient en remorque de l’AHTS Maersk Battler. Les trois bateaux se dirigeaient vers Aliaga, en Turquie, pour y être tous trois démantelés.

 

(© LE TELEGRAMME)

 

Suite au naufrage, la préfecture maritime de l’Atlantique a mis en demeure l’armateur de prendre des mesures nécessaires pour leur traitement, et ce pour éviter toute pollution liée aux résidus d’hydrocarbures encore présents à bord. La compagnie danoise a diligenté, en janvier, des investigations en déployant notamment un robot sous-marin sur zone. Se basant sur les informations recueillies, Maersk a ensuite proposé un plan d’action à la préfecture maritime. Cette dernière, s’appuyant sur différents experts, l’a examiné et a demandé à l’armement des mesures complémentaires d’analyse et d’investigation.

 

(© MICHEL FLOCH)

 

C'est dans le cadre de ces dernières que le Swordfish va intervenir. Il va procéder à l’analyse des contenus de plusieurs cuves des deux coques  « afin de déterminer l’éventuelle présence d’hydrocarbures, d’eaux de ballast et de sédiments », ainsi que « la nature et la quantité des hydrocarbures qu’elles peuvent recéler et qui représenteraient un danger pour l’environnement ». En fonction des résultats, le pompage des cuves pourra être demandé.

A plus long terme, la compagnie devra également « procéder à une évaluation de l’état du milieu sous-marin environnant dans un rayon de 50 mètres autour des deux épaves durant une période de 3 ans, à raison d’une évaluation par semestre » et « procéder à des investigations sous-marines sur l’état des épaves, identiques à celles menées suite à la mise en demeure du 4 janvier 2017, durant les périodes estivales 2017, 2018 et 2019 ». 

 

(© MICHEL FLOCH)

A.P. Møller - Mærsk