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Nouvelle stratégie portuaire à Saint-Malo et Cancale
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Nouvelle stratégie portuaire à Saint-Malo et Cancale

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À peine un mois et demi après avoir pris le contrôle des ports de Saint-Malo et Cancale, Edeis dévoile sa stratégie : six trémies dépoussiérées, le contrôle de la qualité de l’air, et une nouvelle criée en 2022.

Ça n’a pas traîné. Devant le conseil portuaire, réuni mardi matin, Edeis, société gestionnaire des ports de Saint-Malo et Cancale, a annoncé la couleur. L’idée est de faire conjuguer développement économique et souci environnemental. Avec la volonté de faire ancrer le port dans son territoire : « pas de business s’il n’est pas accepté par sa population, le frein qu’il fallait lever », résume Martin Meyrier, le vice-président de la Région en charge de l’économie.

L’environnement privilégié

Edeis veut faire dans le concret. Ainsi, la première trémie dépoussiérée devrait faire son apparition début 2021, selon le souhait de Martin Meyrier. Les cinq autres suivront pour un montant de 6 millions d'euros. « Au total, ce sont dix millions d'euros que nous consacrerons pour le volet environnement », appuie Simon Dreschel, directeur des activités portuaires.

Selon Jean-Baptiste Rible, le directeur du port, la trémie, un proto, fonctionnera sous forme d’aspiration et sera nettoyé selon des pratiques « propres ». Des capteurs d’enregistrement de la qualité de l’air seront installés. Par souci de transparence.

Nouvelle criée

La stratégie d’Edeis est de développer le port en nombre d’emplois et en valeur sur le territoire. Comment ? En musclant son équipe commerciale pour améliorer les flux. 7,50 millions d'euros vont permettre d’aménager les abords du bassin Bouvet et réaliser une criée à la hauteur du premier port d’Europe pour les crustacés. Cette filière sera valorisée localement pour générer de la valeur. Il est aussi question de « labelliser » la seiche à Cancale.

D’autres opportunités sont à l’étude (biomasse) mais les nouveaux dirigeants veulent rester discrets. Leur intention reste toujours d’investir 50 millions d'euros sur 10 ans, la durée de la concession. La Région va débloquer 130 millions d'euros, dont 110 pour l’agrandissement du terminal du Naye.

Un article de la rédaction du Télégramme

Port de Saint-Malo