Histoire Navale
Nouvelle tentative de sauvetage du paquebot SS United States

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Nouvelle tentative de sauvetage du paquebot SS United States

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Inquiète de l'avenir du célèbre liner américain, la SS United States Conservancy craint que le paquebot soit prochainement vendu à la démolition. Pour éviter cela, elle a lancé une campagne d'appel aux dons afin de sauver le United States, amarré dans le port de Philadelphie. Son propriétaire, le groupe asiatique Genting (coactionnaire de la compagnie américaine NCL), a proposé début 2009 à la SS United States Conservancy de racheter le navire. L'USC avait néanmoins indiqué qu'elle n'avait pas les capacités d'acquérir le grand paquebot, qui nécessite de profonds travaux de restauration. Toutefois, elle a depuis travaillé sur différents projets de reprise, notamment sur le mode d'un partenariat public-privé. « Nous sommes décidés à sauver l'un des principaux symboles de l'Amérique au 20ème siècle, mais nous parlons aussi de la création de centaines, voire de milliers d'emplois, pour la remise à neuf du bateau et sa transformation en attraction dans une grande ville américaine », a expliqué Dan McSweeney, directeur de la SS United States Conservancy.

Construit en 1952, le « Big U », comme on l'appelle, mesure 300 mètres de long pour une jauge de 53.329 tonneaux. Demeurant le plus rapide paquebot jamais construit, il a dépassé la vitesse de 40 noeuds. Il avait été racheté par NCL en 2003, lorsque la compagnie voulait armer des paquebots sous pavillon américain mais que la loi lui imposait d'exploiter des unités construites aux Etats-Unis. Alors que le SS United States, en mauvais état, devait être refondu, la compagnie avait finalement obtenu une dérogation pour exploiter des unités neuves au départ de Hawaï. Dès lors, la vielle coque est restée en attente à Philadelphie. Depuis plusieurs années, on imaginait mal NCL se lancer dans une coûteuse remise en état. Toutefois, le navire étant inscrit à l'équivalent américain de l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, la compagnie ne pouvait pas l'envoyer à la casse... Sauf si la coque se détériorait au point de constituer un danger pour son intégrité et donc pour le port de Philadelphie.