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Nouvelle-Zélande : nouveau navire hydrographique en service et ravitailleur à l’eau

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Nouvelle-Zélande : nouveau navire hydrographique en service et ravitailleur à l’eau

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Ancien navire offshore norvégien, l’ex-Edda Fonn a été converti en navire hydrographique et plateforme de support à la plongée pour la marine néo-zélandaise. Il l’a officiellement intégrée lors d’une cérémonie le 7 juin, en présence de la première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, qui en est la marraine.

Renommé Manawanui, le navire, construit en 2003 en Norvège par le chantier Kleven de Myklebust, mesure 84.7 mètres de long pour 18 mètres de large. Pouvant héberger une quarantaine de personnes, il dispose d’une grue d’une capacité de 100 tonnes, une surface de pont de 700 m² et peut transporter 800 tonnes de fret et d’équipements. Lors de son chantier de conversion, il a été équipé des systèmes nécessaires pour conduire des missions hydrographiques et interventions sous-marines (caisson hyperbare, cloche de plongée…). Capable d’atteindre 13 nœuds, il peut franchir 7000 milles.

 

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( © RNZN / TWITTER)

Avec le bâtiment de projection Canterbury (

Avec le bâtiment de projection Canterbury (© RNZN / TWITTER)

 

Cette nouvelle unité remplace le navire hydrographique Resolution (68 mètres, 1987) et le bâtiment de support de plongée Manawanui (44 mètres, 1979), dont il reprend le nom et qui avait été gréé pour la guerre des mines avec un sonar remorqué et des drones sous-marins Remus 100.

Pendant ce temps, le nouveau bâtiment logistique de la marine néo-zélandaise, le premier navire neuf qu’elle fait construire depuis 10 ans, est désormais en achèvement à flot. L’Aotearoa, dont la construction a débuté le 31 janvier 2018 au chantier Hyundai Heavy Industries d’Ulsan, en Corée du sud, a été mis à l’eau le 24 avril dernier. Son baptême est prévu au mois d’octobre en vue d’une livraison début 2020 et d’une mise en service l’année suivante.

 

L'Aotearoa lors de sa mise à l'eau (© RNZN)

L'Aotearoa lors de sa mise à l'eau (© RNZN)

 

Destiné à remplacer le vieil Endeavour, pétrolier-ravitailleur de 138 mètres et 12.300 tonnes de déplacement en charge mis en service en 1988 et parti en mars 2018 se faire déconstruire en Inde, l’Aotearoa sera plus grand et plus polyvalent que son aîné. Long de 173.2 mètres pour une largeur de 24.5 mètres, ce bâtiment de 26.000 tpc pourra transporter 8000 tonnes de combustible pour navires, 1500 tonnes de carburant aviation et d’importantes quantités de fret solide, avec notamment des emplacements sur le pont pour 12 conteneurs de 20 pieds. Une station de production d’eau douce permettra de fournir 250 tonnes par jour. Armé par un équipage de 64 marins, auxquels s’ajoutera un détachement de 11 militaires pour l’hélicoptère embarqué (Seasprite ou NH90), l’Aotearoa pourra loger jusqu’à 100 personnes. Doté d’une coque renforcée pour les navigations vers l’Antarctique, avec une certification Polar Class 6 (le bâtiment est classé au Lloyds Register), sa propulsion de type CODLAD (combined diesel electric and diesel) comprendra quatre générateurs diesels MTU de 2.6 MW, deux moteurs diesels Bergen et deux moteurs électriques de propulsion.

 

L'Aotearoa  (© HHI)

L'Aotearoa  (© HHI)

L'Aotearoa  (© HHI)

L'Aotearoa  (© HHI)