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Nucléaire : La composante aéronavale repose sur le Rafale

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Nucléaire : La composante aéronavale repose sur le Rafale

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Une page se tourne dans l'histoire du groupe aérien embarqué français. C'est, en effet, sur le Rafale que repose désormais la capacité de frappe stratégique mise en oeuvre à partir du porte-avions Charles de Gaulle. L'appareil de Dassault Aviation, dans sa version F3, est conçu pour emporter le nouveau missile nucléaire ASMP-A (Air Sol Moyenne Portée Amélioré). Ce couple remplace la capacité offerte jusqu'ici par le Super Etendard Modernisé (SEM) et le missile ASMP. Selon nos confrères d'Air&Cosmos, après un premier tir d'ASMP-A à partir d'un Rafale Marine, à l'automne 2009, une première capacité opérationnelle avait été déclarée sur la flottille 12F, seule unité de l'aéronautique navale à mettre en oeuvre, pour le moment, le nouvel avion de combat.
Avant le porte-avions, l'ASMP-A fut d'abord opérationnel au sein des Forces Aériennes Stratégiques. La mise en service opérationnelle du missile sur Mirage 2000NK3 a été prononcée en octobre 2009. Elle doit l'être incessamment sur les Rafale de l'armée de l'Air.
Outre la composante aéroportée mise en oeuvre par l'aéronautique navale et les FAS, l'essentiel de la force de frappe française repose sur les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins basés à l'Ile Longue. Au nombre de quatre, ces SNLE assurent une permanence à la mer, avec au minimum un sous-marin en patrouille. Après Le Triomphant, Le Téméraire et Le Vigilant, le Terrible va entrer prochainement en service. Il sera le premier à être doté du nouveau missile balistique M51.

Marine nationale Aéronavale