Construction Navale
Numeca : « Tous les grands chantiers utilisent maintenant de la CFD »
ABONNÉS

Focus

Numeca : « Tous les grands chantiers utilisent maintenant de la CFD »

Construction Navale

Finis les essais et maquettes. La CFD (pour computational fluid dynamics ou mécanique des fluides numériques) a remplacé la recherche en bassin d’essai de carènes lors de la dernière édition de l’America’s Cup, temple de la navigation sportive high-tech. Les règles de jauge ont imposé cette méthode qui consiste à étudier les mouvements d'un fluide, ou leurs effets, par la résolution numérique des équations régissant ce fluide. Objectif : économiser du temps et de l’argent.

Pour Numeca, spécialisé dans les logiciels de CFD, l’aventure America’s Cup a commencé en 2013, avec l’arrivée des AC72, des catamarans surpuissants à foils et aile rigide. L’entreprise, basée à Bruxelles et qui compte environ 150 salariés à travers le monde, a alors été sollicitée par Emirates Team New Zealand. « La CFD permet de tester des centaines, voire des milliers de configurations. On ne pouvait pas construire autant de prototypes, cela aurait été infaisable. La CFD est presque une boîte noire. On appuie sur un bouton et ça vous donne un résultat pour 1000 variations pour le bateau : vitesse, position, chargement… », explique Benoit Mallol, responsable des applications navales chez Numeca. Cette première expérience sur la Coupe de l’America « nous a demandé un énorme degré d’automatisation. Cela nous a permis de tester la robustesse du code. On n’avait pas le droit à l’erreur. Il a fallu que les guides de bonnes pratiques soient corrects et bien délimités. On a ainsi pu franchir un cap ».

De l’aéronautique au maritime

Loin du monde de la régate, Numeca a vu