Construction Navale
Ocea fête ses 30 ans avec une activité au plus haut
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Ocea fête ses 30 ans avec une activité au plus haut

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Avec de nombreux navires à produire sur le marché militaire, mais aussi de nouveaux contrats à la pêche et l’offshore, les différents sites d’Ocea tournent actuellement à plein régime.

Un beau contexte pour souffler les 30 bougies de l’entreprise, spécialisée dans la construction de bateaux en aluminium. Dans cette optique, la direction avait invité le 29 septembre, au nouveau chantier des Sables d’Olonne, les personnels des quatre sites du groupe, ainsi que leurs familles, pour célébrer ensemble trois décennies de réussite. Les co-fondateurs d’Ocea, Roland Joassard et Fabrice Epaud, ont tenu à rendre hommage « aux femmes et aux hommes qui ont apporté leur savoir-faire et leur expérience et qui ont accompagné l’entreprise pendant son développement ». Mais aussi « à remercier ses clients de leur avoir fait confiance et pour leur fidélité ».

 

L'évènement organisé aux Sables pour les 30 ans de l'entreprise (©  OCEA)

L'évènement organisé aux Sables pour les 30 ans de l'entreprise (©  OCEA)

Fabrice Epaud et Roland Joassard lors de l'évènement du 29 septembre (©  OCEA)

Fabrice Epaud et Roland Joassard lors de l'évènement du 29 septembre (©  OCEA)

L'évènement a réuni les salariés des quatre sites et leurs familles (©  OCEA)

L'évènement a réuni les salariés des quatre sites et leurs familles (©  OCEA)

 

Un anniversaire fêté, en réalité, avec plus d’un an et demi de retard, le plan de charge étant tellement important en 2017 qu’il fut impossible d’organiser un tel évènement autour de la date initialement envisagée.  

Quatre sites, une filiale antillaise et plus de 200 navires livrés en 30 ans

C’est en février 1987 que l’aventure d’Ocea a débuté aux Sables. L’entreprise n’a depuis cessé de croître, avec en trois décennies plus de 200 navires livrés en France et dans le monde, ainsi que de fortes retombées sur l’économie locale et l’emploi. Non seulement dans son port d’attache historique, où l’entreprise a fédéré trois chantiers (Union et Travail, les Ateliers du Bastion et les chantiers Pouvreau) mais aussi autour de ses autres sites. Car Ocea est également implanté à Fontenay-le-Comte, au milieu des terres vendéennes, où son usine fabrique les coques ou blocs de navires qui sont ensuite assemblés dans les chantiers du groupe (Fontenay produit également des fonds de citerne en aluminium, marché où il est leader dans l’Hexagone et pour lequel il exporte). C’est le cas de Saint-Nazaire, où sont nés ces dernières années des dizaines de patrouilleurs pour des forces navales étrangères et des crew boats pour l’industrie offshore.

 

Le site de Saint-Nazaire, avec les deux FPB 110 livrés cette année au Nigéria ( © MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le site de Saint-Nazaire, avec les deux FPB 110 livrés cette année au Nigéria ( © MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La sous-traitance au profit des Chantiers de l’Atlantique apporte de plus une charge importante au site nazairien d’Ocea, qui fabrique par exemple les structures des cheminées de paquebots qui voient le jour dans l’estuaire de la Loire. Enfin, Ocea s’est implanté en 2009 à La Rochelle en rachetant l’ancien site de Gamelin, et s’est par ailleurs développé aux Antilles avec sa filiale TIG.

Spécialisé dans l’aluminium

Quels que soient la taille et le type des navires, toutes les coques sont en aluminium, ce métal étant devenu la grande spécialité d’Ocea. Il permet d’alléger le poids, inférieur de 30% environ à un bateau équivalent en acier, avec pour conséquence de réduire la consommation et la puissance propulsive pour des performances similaires. Dans le même temps, l’aluminium, qui ne s’oxyde pas, facilite la maintenance. Pendant longtemps, il fut en revanche réputé pour ses problèmes de fatigue, notamment sur les gros bateaux. Une contrainte qu’Ocea a solutionnée en travaillant sur des épaisseurs importantes, qui vont bien au-delà de la règlementation. Fort de ses 30 ans d’expérience dans ce domaine et des études conduites sur ce matériau, Ocea est tellement sûr de ses produits que le constructeur se permet de garantir ses coques pendant 10 ans.

 

( © MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

( © MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L’essentiel de l’activité à l’export

La qualité des bateaux produits, leur efficacité et le fait qu’ils répondent aux attentes des clients tout en offrant des coûts de possession sensiblement réduits, expliquent selon les dirigeants de l’entreprise le succès rencontré par Ocea à l’export. Un marché international qui représente pas moins de 95% de son chiffre d’affaires, uniquement avec des bateaux produits en France. Ce qui constitue une très belle performance compte tenu des concurrents qu’Ocea doit affronter, à l’image des chantiers asiatiques ou indiens, dont les coûts de main d’œuvre sont pourtant moindres.

Réussir à vendre là où cela paraissait impossible

Sur le marché militaire, il est d’ailleurs intéressant de noter que l’entreprise vendéenne a su, à de nombreuses reprises, percer sans aide active des autorités françaises. Par le passé, celles-ci furent même parfois une

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