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Océan Indien: Quand les voyagistes font pêcher dans les réserves naturelles

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Océan Indien: Quand les voyagistes font pêcher dans les réserves naturelles

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Trafic de drogue dans le détroit du Mozambique, chalutiers pilleurs autour des Kerguelen: La Marine Nationale a fort à faire dans l'Océan indien où la surface de la zone économique exclusive de la France est huit fois plus importante que la Méditerranée! Mais voilà qu'une nouvelle pratique voit le jour: L'affrètement par des tours opérators de navires pour emmener des plaisanciers à la pêche au gros, ce qui est parfaitement interdit. C'est ainsi que cette semaine, le patrouilleur Albatros a surpris un voilier au large de Bassas da India, l’une des îles Eparses située au nord d’Europa. Une région particulièrement poissonneuse où l'on trouve notamment thon, dorade et marlin. Le Mieke, battant pavillon sud-africain était suspecté depuis longtemps d'emmener ses clients dans les eaux très poissonneuses de l'archipel. Les marins français sont cette fois parvenus à le surprendre en flagrant délit de pêche illicite. Le capitaine mozambicain du Mieke a été verbalisé et l'ensemble du matériel de pêche saisi. Bien que le voilier n'ait pas été dérouté, le tribunal de la Réunion doit engager des poursuites à l'encontre du propriétaire.

L'affrèteur revendique sa fraude sur internet

La compagnie qui a loué le navire se nomme Classic Sailing Adventure, un tour opérator qui propose des croisières à base de plongée et de pêche au gros. C'est ce que rapporte le journal réunionnais Clicanoo. Sur son site internet, les clients très satisfaits témoignent des superbes prises réalisées dans les îles Eparses. Evidemment, CSA se garde de bien de mentionner que ces îles sont une réserve naturelle sous administration française. On a peine a croire que la compagnie ne soit pas au courant...
Rappelons que pour assurer la sûreté de la zone française de l'Océan indien, la Marine Nationale dispose à la Réunion des frégates de surveillance Floréal et Nivôse, de quatre patrouilleurs, dont l'Albatros et d'un bâtiment de transport légé. La protection des TAAF (Terres australes et antarctiques Françaises) est renforcée depuis quelques mois par une surveillance satellite et une coopération accrue avec les marines australiennes et sud-africaine. Une station radar est par ailleurs en cours d'installation à Mayotte pour repérer les embarcations légères provenant des Comores.