Croisières et Voyages
Oceania : Quand la croisière atteint l’excellence

Reportage

Oceania : Quand la croisière atteint l’excellence

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Croisières et Voyages

Nous vous emmenons aujourd’hui à la découverte de l’un des plus beaux produits de l’industrie de la croisière, véritable paradis flottant des gourmets. Un navire, le Riviera, et une compagnie, Oceania Cruises, qui réussissent le tour de force de proposer le meilleur de la gastronomie et du service en mer, ainsi que les équipements, le confort et l’espace d’un paquebot moderne. Le tout en conservant une ambiance conviviale et intimiste mais aussi, ce qui est remarquable et unique à ce niveau de qualité, en demeurant accessibles en termes de tarifs.

Fondée en 2002 avec les anciens Renaissance

Encore méconnue sur le marché français, Oceania Cruises a été fondée aux Etats-Unis en 2002, sous l’impulsion de Frank del Rio. L’ancien numéro 2 de Renaissance Cruises, après la faillite de cette compagnie suite aux soubresauts liés aux attentats du 11 septembre 2001, s’est lancé dans une nouvelle aventure avec des navires qu’il connaissait bien : les anciens R Class, une série de 8 petits paquebots de 30.000 GT et 340 cabines réalisés à Saint-Nazaire et livrés à Renaissance entre 1998 et 2001. Oceania a débuté son activité avec l’ex-R Two, devenu Insigna, puis avec deux de ses sisterships, le Regatta (ex-R One) et le Nautica (ex-R Five). Reprise en 2007 par le fonds d’investissement Apollo Management, qui l’a intégrée avec la compagnie de luxe Regent Seven Seas au sein de la société Prestige Cruise Holdings, présidée par Frank del Rio, Oceania a pu investir dans ses premiers navires neufs.

 

Le Regatta (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Regatta (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Marina (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le Marina (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

De nouveaux navires pour un concept unique

Le Marina et le Riviera ont été commandés en 2007 au constructeur italien Fincantieri, qui les a réalisés dans son chantier de Sestri Ponente, près de Gênes. Livrés en janvier 2011 et mai 2012, ces navires mesurent 238 mètres de long pour 32 mètres de large. Présentant une jauge de 68.000 GT, ils disposent de 632 cabines, 94% d’entre elles étant dotées d’un balcon. Le Marina et le Riviera ont été construits sur mesure pour Oceania, afin que la compagnie puisse pleinement développer sa vision de la croisière. Un concept unique visant à combler un espace libre sur le marché, entre les croisières de luxe, axées sur des navires de très petite capacité et proposant des formules tout inclus, et les grands paquebots, positionnés sur le marché de masse. L’idée de Frank del Rio consiste à exploiter des bateaux de taille relativement réduite, mais suffisamment gros pour proposer plus d’équipements et d’animation que les unités dites de luxe. Le tout en jouant sur les économies d’échelle et les ventes à bord (boissons, excursions…) pour conserver des tarifs raisonnables avec un niveau de service et de restauration au plus haut niveau. Un peu plus de deux ans après la mise en service du Marina et un an après celle du Riviera, les résultats sont au rendez-vous. « Oceania est vraiment un très beau produit, qui s’est installé sur un segment qui n’existait pas. C’est, chez nous, la compagnie où le taux de retours des clients est le plus positif », confie-t-on chez TMG, spécialiste des croisières de luxe et agent d’Oceania Cruises pour Monaco et la France (*).

 

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Un bateau des plus élégants

Dernier-né d’Oceania, le Riviera est un navire particulièrement élégant. Dès l’arrivée à bord, l’atrium plonge les passagers dans une ambiance raffinée. Le décor est très soigné, avec l’emploi de matériaux nobles, à l’image des boiseries, des marbres et autres verres finement travaillés signés Lalique. Sans oublier les peintures et sculptures, premier aperçu d’une collection d’œuvres d’art particulièrement riche à bord de ce bateau. Il y en a, notamment, pour 6 millions de dollars de tableaux. L’atrium s’organise, comme c’est traditionnellement le cas sur les navires de croisière, en un vaste espace s’élevant sur plusieurs ponts, avec un grand escalier desservant le niveau supérieur et des ascenseurs panoramiques. On y trouve la réception, le bureau des excursions et la Conciergerie. Celle-ci permet notamment de réserver une table dans l’un des cinq restaurants thématiques, qui s’ajoutent à la grande salle à manger, au buffet et au grill.

 

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salons donnant sur l'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salons donnant sur l'Atrium (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradis des amoureux de la cuisine

L’offre culinaire, justement, est l’un des grands points forts d’Oceania. Une nourriture digne des restaurants étoilés que l’on trouve à terre et désormais considérée comme la meilleure de l’industrie de la croisière. C’est pourquoi, avant même de découvrir les espaces publics du Riviera, nous vous emmenons d’abord faire un petit tour dans ses cuisines. En tout, il y a sur le Riviera 142 cuisiniers, 7 boulangers et 17 pâtissiers, ce qui est énorme pour un navire accueillant seulement 1260 passagers. « Oceania a été créée par des amoureux de la cuisine, qui voulaient faire de la compagnie une référence dans ce domaine. Frank del Rio est très proche de ses chefs et extrêmement sensible à la qualité de la nourriture. Quand nous préparons de nouveaux menus, il n’y a d’ailleurs pas une seule recette que les patrons n’ont pas goûtée ! La volonté pour investir dans la cuisine, le matériel et les hommes et claire, tous les moyens nécessaires étant donnés au personnel. Sur le Marina et le Riviera, nous avons le plus grand ratio de l’industrie entre le mètre carré de cuisine et le passager », explique Franck Garanger, Corporate Chef pour toute la flotte d’Oceania Cruises. Un cuisinier talentueux et exigeant, qui a fait ses armes chez des toques renommées avant de travailler pour les compagnies de croisière de luxe les plus réputées. Un « grand chef » aujourd’hui très fier du travail accompli depuis la création de la compagnie. « En 10 ans, nous nous sommes améliorés et avons atteint un niveau très élevé. On joue avec les meilleurs maintenant ».

 

Franck Garanger (© : OCEANIA CRUISES)

Franck Garanger (© : OCEANIA CRUISES)

 

A bord, les moyens consacrés à la restauration sont impressionnants. En fait, chaque restaurant dispose de sa propre cuisine, de sa propre brigade avec son propre chef (de la même nationalité que la cuisine servie dans le restaurant si celui-ci est dédié à la gastronomie d’un pays ou d’une région en particulier, comme la France, l’Italie ou l’Asie) et même de ses plongeurs attitrés (il y en a 52 à bord), habitués à manipuler de la vaisselle et des couverts réalisés dans les meilleurs matériaux, qu’il s’agisse de porcelaine, d’argent, de cristal pour tous les verres, ou même d’ivoire pour certaines baguettes du restaurant asiatique.

 

(© : OCEANIA CRUISES)

(© : OCEANIA CRUISES)

 

Le plus fort budget nourriture de l’industrie 

Côté nourriture, les passagers qui réalisent pour la première fois une croisière chez Oceania ont du mal à croire, à l’issue de leur premier repas, qu’il est possible de proposer de tels plats sur un bateau. Une excellente surprise qui va se répéter chaque jour avec de nouvelles expériences culinaires, aussi fines que variées. Il faut dire que, là aussi, la compagnie ne lésine pas sur les moyens, avec un budget nourriture atteignant 28 dollars par jour et par passager, présenté comme le plus haut du marché. La capacité des cuisiniers à acheter les meilleurs produits est donc bien réelle, d’autant qu’en plus la compagnie peut, sur un navire de 1200 passagers, jouer sur les économies d’échelle pour ses achats et, ainsi, faire encore mieux que les unités de luxe embarquant deux ou trois fois moins de personnes. « La qualité des produits est incroyable. Il faut prendre les meilleurs hôtels en France et les restaurants primés par le Michelin pour comparer. Ce que l’on peut faire ici est fantastique, tant sur la qualité des ingrédients que sur la préparation », confie Christophe Belin, qui a travaillé pour de nombreuses grandes tables avant de rejoindre le monde de la croisière. En tant que Senior Executive Chef du Riviera, Christophe s’occupe du budget et des commandes, tout en chapeautant l’ensemble des cuisiniers, y compris le patron de tous les chefs de cuisine (l'Executive Chef, ici l'Italien Alban Gjoka), autorité la plus élevées dans les autres compagnies pour tout ce qui touche à la restauration.

 

Alban Gjoka, Bruno Deverge et Christophe Belin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Alban Gjoka, Bruno Deverge et Christophe Belin (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Dans l'une des cuisines du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Dans l'une des cuisines du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

« En fait, le chef et les sous-chefs passent leur temps en cuisine. Avoir un niveau hiérarchique supplémentaire à bord permet d’aller partout, dans les cuisines, dans les restaurants, pour veiller à ce que tout soit parfait. On prend aussi le temps d’aller à la rencontre des passagers et parler avec eux, ce qui est très important et apprécié ».

Dans les cuisines, le travail est précis, minutieux, artistique même. Caviar, coquilles Saint-Jacques,  foie gras, bœuf de Kobe, langouste… On y travaille donc les meilleurs produits, poissons, viandes et autres crustacés ; et on y prépare les plus savoureux desserts, sous la houlette du chef pâtissier français Bruno Deverge.

 

(© : OCEANIA CRUISES)

(© : OCEANIA CRUISES)

(© : OCEANIA CRUISES)

(© : OCEANIA CRUISES)

(© : OCEANIA CRUISES)

(© : OCEANIA CRUISES)

 

L’art de conserver les produits

Avec une telle débauche de moyens, on peut se demander pourquoi les restaurants du Riviera ne sont pas étoilés. Cela tient essentiellement au fait que, sur un bateau, les cuisiniers ne peuvent pas uniquement travailler avec des produits frais du jour. « Nous faisons un gros ravitaillement tous les dix jours et pour certains produits frais tous les quatre jours, voire même tous les deux jours pour les moules. Nous avons des frigos optimisés pour conserver la qualité des produits et, pour cela, il faut être très précis et bien équipé. Par exemple, les herbes, comme le micro-cresson, sont des produits très délicats. En fonction de leurs caractéristiques, nous les conservons dans des frigos séparés, avec des températures différentes ». Tant et si bien qu’au final, il n’y a dans l’assiette aucune différence. On croirait volontiers que le poisson est sorti de l’eau quelques heures plus tôt, que les légumes viennent d’être arrachés du potager et que la viande sort tout juste de chez le boucher. D’où cette énorme surprise lorsque Christophe Belin explique que la succulente côte de bœuf dégustée la veille au soir était initialement congelée. « Certains produits, comme la viande, qui vient des Etats-Unis, sont congelés ». A l’évocation du mot « congelé », le chef repère l’étonnement sur le visage de son interlocuteur. « Beaucoup de gens l’ignorent mais le plus important, c’est la technique de décongélation. Nous avons une grande salle spécialement conçue pour cela, avec du matériel de pointe et des espaces optimisés pour chaque produit. La décongélation y est très lente, afin de ne pas détruire les fibres du produit et, ainsi, lui conserver toute sa qualité et sa saveur. Ainsi, la durée de décongélation est de 36 heures pour un saumon et peut aller jusqu’à 7 jours pour certaines pièces de bœuf ».

 

La Grand Dining Room (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La Grand Dining Room (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

8 restaurants et autant d’expériences différentes

Le Riviera compte donc 8 restaurants, dont une salle à manger principale, la Grand Dining Room, dans laquelle sont servis le petit déjeuner et le déjeuner. Pour le dîner, il n’y a pas de service avec heure d’arrivée imposée, ni de table attitrée. Les passagers peuvent y venir à leur convenance de 18h30 à 21h30, une formule très souple laissant la liberté de s’attarder à l’apéritif, sur les ponts extérieurs ou dans sa cabine, sans contrainte d’un horaire fixe pour dîner. Haute de plafond, la Grand Dining Room est située au pont 6, sur l’arrière. Occupant toute la largeur du bateau, elle s’ouvre sur l’extérieur au moyen de nombreux sabords, qui permettent aux convives de profiter de la mer. La décoration est raffinée, avec un grand lustre central en cristal, des dorures, des colonnes nacrées, des tons marron, blanc et doré. Malgré son emplacement au dessus des propulseurs, les vibrations sont quasiment imperceptibles dans cette salle, au demeurant très silencieuse malgré sa capacité. On y trouve de nombreuses tables pour deux personnes, offrant aux couples la possibilité de dîner en toute intimité.

 

La Grand Dining Room (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La Grand Dining Room (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La Grand Dining Room (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La Grand Dining Room (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Nouveau plat à la Grand Dining Room (© : OCEANIA CRUISES)

Nouveau plat à la Grand Dining Room (© : OCEANIA CRUISES)

Nouveau plat à la Grand Dining Room (© : OCEANIA CRUISES)

Nouveau plat à la Grand Dining Room (© : OCEANIA CRUISES)

Nouveau plat à la Grand Dining Room (© : OCEANIA CRUISES)

Nouveau plat à la Grand Dining Room (© : OCEANIA CRUISES)

 

Le service est impeccable, avec des sommeliers et serveurs aussi souriants que professionnels. Un menu en Français est disponible sur simple demande et la carte se révèle très riche, avec une grande variété de plats, y compris diététiques, comprenant notamment des recettes à base de caviar d’esturgeon, de foie gras, de homard... Qu’il s’agisse des verrines, des plats de viande, des poissons, des accompagnements, notamment les légumes croquants à souhait, des consommés, des soufflés et autres fromages et desserts, sans oublier les vins… les produits sont délicieux et on ne peut que se régaler et se laisser envoûter par le plaisir que procure une telle cuisine. Même la purée est divine et la corbeille de petits pains variés une invitation à la découverte. « Le retour des clients est superbe et nos cuisiniers en sont très fiers. C’est un travail de tous les jours qui nécessite une grande exigence mais c’est un plaisir fabuleux de pouvoir travailler dans ces conditions et partager notre amour de la cuisine avec les passagers, que l’on sent heureux de vivre cette expérience », explique Franck Garanger.  On notera qu’après 8 mois d’un travail considérable, 85 nouveaux plats ont été intégrés en janvier au menu de la Grand Dining Room du Riviera. On y trouve notamment trois nouvelles recettes de homard et dix nouveaux plats de pâtes et risottos. La nouvelle carte comprend, par exemple, des gambas enveloppées à la Pancetta (charcuterie italienne) avec sa sauce à Kalamata (olive noire) et sa julienne de légumes, un cochon de lait de Ségovie rôti avec des pommes de terre Rosemary, ou encore des coquilles Saint-Jacques avec leur endive braisée à l’orange et vinaigrette à la vanille…

 

(© : OCEANIA CRUISES)

(© : OCEANIA CRUISES)

 

En plus de la grande salle à manger, le Riviera compte cinq restaurants thématiques. Le premier est dédié à la cuisine française et se nomme Jacques, comme Jacques Pépin, cuisinier français très connu aux Etats-Unis, où il est devenu célèbre en animant une émission culinaire à la télévision. C’est lui que Frank del Rio est allé chercher afin de concevoir les menus de la compagnie lorsqu’Oceania Cruises a été fondée. Au Jacques, la cuisine est donc placée sous le signe de l’art gastronomique français, avec de grands classiques comme des compositions plus modernes, adaptés sans être dénaturés aux goûts de la clientèle américaine. Ainsi, aux côtés du bloc de foie gras, des cuisses de grenouilles, des escargots de Bourgogne, des moules marinières, de la bouillabaisse, du homard thermidor, du canard à l’orange ou du poulet fermier aux herbes, sont par exemple proposés un carpaccio de foie gras aux artichauts, à la truffe et au vinaigre ; un carré de veau mariné à la tapenade, des coquilles Saint-Jacques aux morilles et pommes de terre fondantes, ou encore un feuilleté d’asperges vertes aux fruits de mer. Plats traditionnels ou créations, tous se caractérisent par une préparation spécifique et une touche subtile dans la recette, qui en font un objet de dégustation unique. Avec de petits détails qui font la différence, comme une fameuse crème de potiron servie à la louche, dans une citrouille tenue par le serveur. Quant aux fromages, présentés sur une desserte, le terroir français est particulièrement bien représenté, avec du Bleu d’Auvergne, de la Tête de Moine, du Livarot, du Pont l’Evêque, du Morbier et bien entendu du Camembert. Une desserte qui sert également à la préparation, devant les passagers, de crêpes Suzette.

La cuisine donne sur la salle, depuis laquelle les passagers peuvent voir s’activer le chef français Karl Dufeil et sa brigade. Le service est parfait et on constate une véritable entraide au sein de l’équipe. « Tout le monde aide au restaurant afin d’éviter l’attente des convives. Le sommelier, le maître d’hôtel n’hésitent pas à débarrasser s’ils voient leurs collègues trop occupés », note Jean-Marc, le maître d’hôtel du Jacques.

 

Le Jacques (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Jacques (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Jacques (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Jacques (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Jacques (© : OCEANIA CRUISES)

Le Jacques (© : OCEANIA CRUISES)

Jacques Pépin (© : OCEANIA CRUISES)

Jacques Pépin (© : OCEANIA CRUISES)

 

Un autre très beau restaurant est, quant à lui, consacré à la cuisine italienne. Situé en haut de la poupe, au pont 14, le Toscana, avec ses grandes baies vitrées sur le côté et la poupe du navire, offre une vue splendide et constitue un lieu fantastique pour apprécier tout en dînant un coucher de soleil sur la mer. Comme au Jacques, ou le chef, le maître d’hôtel et certains serveurs sont Français, l’équipe est en grande partie italienne au Toscana. Et là encore, le personnel a l’œil partout et le sourire aux lèvres. Sitôt installés à table, un serveur apporte aux convives une sélection d’huiles et de vinaigres balsamiques provenant de différentes régions d’Italie, à savourer avec une collection de petits pains. La carte est particulièrement variée avec un vaste choix de plats, antipasti, pâtes, viandes et poissons (préparés sur une desserte devant les tables). Carpaccios de bœuf ou de calamars, Osso Bucco à la milanaise, escalope de veau au Marsala, lasagnes à la bolognaise, Poulet Alfredo, risotto aux médaillons de homard ou à la truffe, gnocchi au pesto, tortellini Ricotta, raviolis au bœuf, linguine aux fruits de mer, tiramisu… Il y en a pour tous les goûts et le plus grand bonheur des amateurs de saveurs méditerranéennes.

 

Le Toscana (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Toscana (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Au même pont que le Toscana, sur l’autre bord, se situe le Polo Grill, un steak house traditionnel. Ce beau restaurant, qui offre comme son voisin une magnifique vue sur l’océan, propose des plats typiques dont raffolent les Américains : huitres Rockefeller, gambas grillées, fruits de mer et, bien entendu, toute une variété de savoureuses viandes (veau, agneau, bœuf), dont l’incontournable côte de bœuf, les plus gourmands pouvant commander une pièce géante de 900 grammes, servie avec un assortiment d’accompagnements au choix (purée aux truffes, champignons persillés, épinards à la crème, haricots verts, asperges, frites…) et différentes sauces. Bien d’autres spécialités encore sont disponibles au Polo Grill, dont le fameux « Surf and Turf », avec dans la même assiette une queue de homard et un filet mignon.

 

Le Polo Grill (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Polo Grill (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Polo Grill (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Polo Grill (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Polo Grill (© : OCEANIA CRUISES)

Le Polo Grill (© : OCEANIA CRUISES)

 

On notera qu’entre le Toscana et le Polo Grill se trouve Le Privé, un espace privatif  aménagé comme les salles à manger des yachts, richement décoré : murs en onyx, lustre doré, épaisse moquette rouge tranchant avec la couleur blanche du reste de la pièce et une grande table pour 10 personnes, assises sur des fauteuils en cuir de crocodile. Accessible sur réservation (moyennant 250 dollars) pour des soirées privées, cette salle intimiste offre une vue magnifique sur la mer et comprend un service de serveur attiré, qui officie en costume blanc et queue de pie. Quant au menu, les convives peuvent choisir leurs plats dans les cartes du Polo Grill et du Toscana, y compris en mixant les deux.

 

Le Privé (© : OCEANIA CRUISES)

Le Privé (© : OCEANIA CRUISES)

Le Privé (© : OCEANIA CRUISES)

Le Privé (© : OCEANIA CRUISES)

 

Oceania Cruises a, par ailleurs, créé un nouveau concept de restaurant asiatique, le Red Ginger. Un restaurant intérieur (pont 5) qui, en fait, ne propose pas de plats traditionnels d’Asie, mais un menu unique, dont toutes les recettes ont été patiemment conçues en utilisant des saveurs et des procédés de cuisson provenant de différents pays. « Développer le concept du Red Ginger a été très difficile. Cela a nécessité deux ans de travail, de nombreux voyages et des stages dans de grands restaurants au Japon, en Thaïlande et au Vietnam, afin de s’imprégner de cette culture culinaire et créer nos propres recettes », explique Franck Garanger. La cuisine a, également, été conçue sur mesure pour ce restaurant, avec des équipements spécifiques. Quant à la vaisselle, elle a aussi été spécialement imaginée pour la superbe salle à manger, à l’ambiance reposante et tamisée, avec décoration inspirée de l’art asiatique. Au Red Ginger, il y a même un menu pour les baguettes (avec une sélection de différentes tailles et matières), que les convives choisissent au début du repas. Quant aux plats, les efforts de Franck Garanger et des chefs de son équipe sont couronnés de succès, avec au final une étonnante expérience gustative, un menu totalement différent des habituels restaurants asiatiques et emprunt d’incroyables saveurs. « Le Red Ginger est basé sur le concept de la fusion, reposant sur les textures et les techniques de cuisine venant d’Asie. C’est une expérience extraordinaire », précise Christophe Belin. On peut, ainsi, y déguster d’orignaux rouleaux de printemps, du loup de mer mariné au tamarin et au miso, un carré d’agneau aux trois épices, des gambas caramélisées… Depuis sa création, le Red Ginger, aux commandes duquel se trouve le chef chinois Wong sur le Riviera, rencontre un succès considérable auprès des clients d’Oceania Cruises.

 

Le Red Ginger (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Red Ginger (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Au Red Ginger (© : OCEANIA CRUISES)

Au Red Ginger (© : OCEANIA CRUISES)

 

L’autre concept novateur de la compagnie est La Réserve, le seul restaurant du navire où un supplément financier est demandé aux passagers (trois menus sont proposés, deux à 95 dollars et un à 165 dollars par personne). Dans cette petite salle intime de 24 couverts seulement, les cuisiniers se surpassent. A la carte, notamment, du bœuf de Kobe, du homard breton ou encore du caviar d’Aquitaine Perlita et, surtout, une sélection de vins particulièrement fine, avec de grands crus en parfait accord avec les mets servis. Le supplément correspond d’ailleurs à ces vins dont les prix atteignent ou dépassent les 150 dollars la bouteille. La Réserve est un bel exemple des techniques de pointe utilisées par les cuisiniers du Riviera. « Nous y proposons par exemple un consommé de fruits rouges en cuisson sous vide. Les fruits et le vin sont cuits à bonne température, sous vide, puis on les laisse maturer plusieurs jours. Ainsi, on obtient un consommé rouge vif au goût fabuleux, qui est servi avec une glace », détaille Franck Garanger. La Réserve est située au pont 12 et donne sur la piscine extérieure.

 

La Réserve (© : OCEANIA CRUISES)

La Réserve (© : OCEANIA CRUISES)

 

C’est également à ce pont que l’on trouve le Waves Grill et le Terrace Café, deux restaurants sous forme de buffet où l’on peut, à sa convenance, venir se restaurer à différents moments de la journée. Tous deux sont ouverts pour le petit déjeuner (dès 6h30 pour le Terrace Café), le déjeuner et le dîner pour le Terrace Café. Ce dernier compte une vaste salle intérieure très lumineuse grâce aux grandes baies vitrées sur tout son long, et compte plusieurs buffets où se déploie une grande variété de plats. Un buffet évidemment de « luxe » puisqu’à l’image des restaurants, la nourriture y est particulièrement soignée, alors que la décoration est celle d’un restaurant et non d’un self-service traditionnel de paquebot. Alors que le Terrace Café compte à l’arrière sur une partie extérieure au dessus de la poupe, le Waves Grill est, quant à lui, en accès direct avec le pont piscine, permettant aux passagers installés autour des bassins de rester sur place pour déjeuner.

 

Le Terrace Café (© : OCEANIA CRUISES)

Le Terrace Café (© : OCEANIA CRUISES)

Le Waves Grill (© : OCEANIA CRUISES)

Le Waves Grill (© : OCEANIA CRUISES)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les ponts extérieurs et le centre de bien-être

De par sa taille, le Riviera compte de nombreux espaces extérieurs, avec une grande piscine centrale agrémentée de bains à remous et d’un bar. Autour, on trouve de nombreuses chaises longues assorties d’épaisses housses, et même des lits d’extérieurs pour profiter plus confortablement d’une sieste au soleil. On remarque instantanément toute l’attention portée à la décoration. Le mobilier est très beau, il y a de véritables plantes et le plafond est habillé, masquant la tôle du pont supérieur, laissée la plupart du temps apparente sur les espaces extérieurs des grands navires de croisière. De même, un certain nombre d’œuvres d’arts, plus particulièrement des sculptures ne craignant pas les aléas météorologiques, sont disposées ici et là. Les ponts supérieurs (14, 15 et 16) accueillent également de nombreux transats, ainsi que des jeux en plein air, dont un mini-golf et un terrain de sport. On trouve également, ici et là, des espaces intimistes, véritables petits salons en extérieur (mais abrités) dotés de canapés et de fauteuils.

 

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Pont piscine du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La salle de fitness est située tout en haut du navire, sous la cheminée. Elle dispose de nombreuses machines (cardiotraining, musculation…), ainsi que des bouteilles d’eau, jus de fruit et autres boissons énergisantes fraîches mises à disposition gratuitement. D’ici, on a une vue imprenable sur la mer, et la possibilité de suivre des cours avec un professeur de sport. On notera que cet espace est séparé du centre de bien-être, logé sur l’avant du navire. Grâce à sa taille, le Riviera peut offrir un grand Spa, avec de nombreuses salles de massage et de traitement (dont deux avec bain bouillonnant pour les couples, deux pour les soins faciaux, une pièce réservée à l’acuponcture et cinq cabines de massage). Géré par la société américaine Canyon Ranch, très réputée dans le domaine, le centre de bien-être comprend saunas et hammams, deux salles de repos avec fauteuils en pierre chauffante, ainsi qu’un espace extérieur avec piscine de balnéothérapie et solarium. S’y ajoute un salon de beauté avec coiffeur, manucure et pédicure. Un espace très réussi pour se ressourcer et profiter d’une large gamme de soins pour le corps et le visage. Côté tarifs, il faut au moins compter 140 dollars pour 50 minutes de massage, ou encore de 80 à 100 dollars pour un shampoing, une coupe et un brushing.

 

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Spa du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les espaces intérieurs

Au dessus du Spa se trouve Horizons (pont 15), un grand salon panoramique donnant sur l’avant et les côtés du navire. Agrémenté d’un fumoir et d’un bar, ce bel endroit accueille, en soirée, un groupe de musiciens avec chanteur, et sert de salon dansant, voire de boite de nuit. En journée, on vient s’y reposer ou lire au calme, prendre un verre, ou un café avec des machines à espresso en libre service.

 

Horizons (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Horizons (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le fumoir d'Horizons (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le fumoir d'Horizons (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le fumoir d'Horizons (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le fumoir d'Horizons (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Deux ponts plus bas  (14), c'est-à-dire sous le Spa, il y a le centre culinaire et le loft des artistes. Alors que ce dernier permet, avec des professeurs d’art plastique, de s’adonner à la peinture, au dessin ou à la sculpture, le Culinary Center est devenu un lieu très prisé. Il offre chaque jour des cours de cuisine, un chef prodiguant aux passagers de nombreux conseils tout en les aidant à préparer différents plats, en lien avec la région visitée par le navire. Pour ceux qui ne sont pas au premier rang et ne peuvent observer les mains du chef, une caméra retransmet ses faits et gestes sur un grand écran. Aujourd’hui, la Provence est à l’honneur et c’est Cathy, une chef très dynamique et pédagogue, qui fait la leçon. Armée de ses ustensiles et de son micro casque, elle offre une impressionnante démonstration et, entre chaque étape de la préparation, se déplace entre les rangs pour voir comment s’en sortent les novices. Progressivement, les préparations prennent forme et les passagers peuvent goûter leur œuvre, le tout en profitant d’une dégustation de vin. Très sympathique et instructive, cette activité est vivement appréciée de la clientèle. Après une heure de cours, les apprentis cuisiniers ressortent ravis. « C’est une expérience originale et très amusante. On cuisine des plats provenant de régions où le bateau fait escale, ce qui enrichit la découverte de ces lieux à travers la cuisine locale. Et puis on apprend un tas d’astuces avec le chef, qui nous montre comment il faut préparer les plats et nous donne de nombreux conseils », explique une passagère américaine.

 

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cours de cuisine (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

De l’autre côté du navire, au pont 14, un espace panoramique surplombe la piscine. Il s’agit du Barristas, où l’on sert d’excellents cafés et chocolats, accompagnés de délicieux gâteaux et viennoiseries. Juste derrière se trouve une magnifique bibliothèque, avec ses gros fauteuils, ses boiseries, ses maquettes de bateaux et ses fausses cheminées. Un espace très confortable, rappelant le design des paquebots d’antan, où les passagers peuvent, dans un calme olympien, s’adonner à la lecture. Ou bien profiter à deux pas de l’espace Internet, avec de nombreux écrans, complétant le service Wifi proposé à bord.

Le reste des espaces publics est essentiellement concentré sur les ponts 5 et 6. En plus de l’atrium, du Red Ginger et du Jacques, on y trouve différents bars et salons, des boutiques, ainsi que le casino. Et, sur l’avant, une grande salle de spectacle, où se produisent chaque soir des artistes (danseurs, musiciens, humoristes…) pour des spectacles de très bon niveau.

 

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salon du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Bar du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Bar du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Bar du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Bar du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Casino du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Casino du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Casino du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Casino du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salle de spectacle du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Salle de spectacle du Riviera (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Violoniste donnant un concert en soirée (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Violoniste donnant un concert en soirée (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

632 cabines et suites de 16 à 189 m²

Côté cabines et suites, elles sont au nombre de 632, dont 92% avec un balcon. Spacieuses et très confortables, elles offrent un design plutôt traditionnel, avec des tons blanc et crème, une épaisse moquette et des boiseries. Dotées de grands rangements, elles se distinguent, pour les cabines avec balcon, par une très belle salle de bain, avec du marbre et du granit, comprenant une douche avec différents jets mais aussi une baignoire. La taille des cabines extérieures va de 23 m² pour les Oceanview à 39 m² pour les suites Penthouse. Quant aux grandes suites, celle de l’armateur atteint 186 m², alors que la surface des 8 suites Vista va de 111.5 à 139 m² et que les suites Oceania s’étalent sur 93 m². Ces superbes logements sont dotés de plusieurs chambres, de bains à remous, d’un salon, d’une salle à manger et d’un vaste salon. Avec bien entendu conciergerie et majordome à disposition. Le Riviera abrite donc des suites parmi les plus spacieuses du marché, ce qui est là encore un avantage procuré par sa taille, plus importante que les petites unités de luxe.

 

Suite de l'armateur (© : OCEANIA CRUISES)

Suite de l'armateur (© : OCEANIA CRUISES)

Suite de l'armateur (© : OCEANIA CRUISES)

Suite de l'armateur (© : OCEANIA CRUISES)

 

A l’autre bout de l’offre hôtelière, on trouve aussi des cabines intérieures. Une surface de 16 m² seulement, pas de baignoire mais simplement une douche. Des cabines néanmoins très confortables au design plutôt réussi, qui permettent de proposer des prix d’appel très intéressants. Il est, ainsi, possible de voyager sur le Riviera et de profiter de tous ses services, à commencer par les restaurants, pour moins de 1000 euros par personne pour un voyage d’une semaine, contre environ 2700 euros pour une Oceanview et jusqu’à 10.000 euros pour la suite de l’armateur (tarifs pour une traversée en Méditerranée occidentale en octobre 2014). Un prix imbattable pour un tel niveau de qualité.

  

Vista Suite (© : OCEANIA CRUISES)

Vista Suite (© : OCEANIA CRUISES)

Oceania Suite (© : OCEANIA CRUISES)

Oceania Suite (© : OCEANIA CRUISES)

Penthouse (© : OCEANIA CRUISES)

Penthouse (© : OCEANIA CRUISES)

Cabine Oceanview (© : OCEANIA CRUISES)

Cabine Oceanview (© : OCEANIA CRUISES)

Cabine intérieure (© : OCEANIA CRUISES)

Cabine intérieure (© : OCEANIA CRUISES)

 

Un personnel aux petits soins

Niveau personnel, le Riviera, comme les autres navires de la flotte d’Oceania, est particulièrement pourvu. Il y a 800 membres d’équipage à bord pour 1260 passagers, soit un ratio de 1.57 membre d’équipage par passager. Un niveau très élevé qui explique la qualité de service. D’autant qu’au-delà du nombre, le personnel, au sein duquel on trouve 55 nationalités, est particulièrement bien formé. Du cabinier au maître d’hôtel en passant par le réceptionniste, le serveur ou le barman, tous sont très professionnels, réactifs et sympathiques, avec cette capacité remarquable à savoir être discret ou avenant avec les passagers selon le moment et la situation. Certes, il y a des pourboires à la clé, mais cela n’explique pas tout.

 

(© : OCEANIA CRUISES)

(© : OCEANIA CRUISES)

 

« La compagnie investit énormément dans le personnel. Les gens sont payés plus cher qu’ailleurs, ils bénéficient de programmes de formation et de solides cours d’Anglais. Et puis il y a de la promotion interne, avec de véritables opportunités pour ceux qui veulent gravir les échelons. On peut commencer en bas de l’échelle et arriver à des postes à responsabilité. Tout cela fait que les gens sont attachés à la compagnie et nous avons des personnels fidèles, qui sont là depuis des années. Les passagers le ressentent, ils adorent l’équipage et reviennent notamment pour cela », explique Thierry Tholon, qui travaille pour Oceania depuis 9 ans. Un ancien cuisinier français qui a justement bénéficié de cette promotion interne pour arriver au poste de General Manager. Il n’est donc pas seulement directeur hôtelier et ne se trouve pas, comme c’est généralement le cas dans la croisière, sous la responsabilité du capitaine. Sur le Riviera, c’est lui le boss : « Mon patron, c’est le siège de la compagnie à Miami. A bord, c’est moi qui prend les décisions, le commandant est là pour conduire le navire ». Clair, net et précis. Avec sa carrure et son air déterminé, Thierry Tholon en impose, ce qui est indispensable quand on manage une petite ville flottante de plus de 3000 habitants, dont 800 « employés municipaux ». Surtout avec le degré de qualité atteint avec le Riviera et le Marina. « Quand la compagnie a lancé ces deux bateaux plus gros, nous n’avons pas diminué les standards. Ils ont été au contraire augmentés ». Le General Manager et ses chefs de services veillent, ainsi, au moindre détail et les commentaires des passagers sont regardés de très près. « Dès le milieu de la croisière, nous leur donnons un questionnaire où ils peuvent faire des commentaires. A la moindre petite chose négative, nous les appelons pour qu’ils puissent nous en expliquer les raisons. Souvent, ils sont d’ailleurs surpris car ils pensent que leurs remarques passent à la trappe. Mais ce n’est pas le cas, nous ne laissons rien passer, ce qui permet d’avoir des passagers satisfaits et de régler très rapidement d’éventuels problèmes ».

 

Passagers jouant au ping-pong (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Passagers jouant au ping-pong (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Une ambiance conviviale et décontractée

A bord du Riviera, malgré le standard très élevé proposé aux passagers, l’ambiance est particulièrement agréable. Chacun vie sa vie sans s’occuper des autres, ce qui n’empêche pas que la discussion s’engage facilement entre passagers ou avec le personnel. Un univers décontracté, ce qui se confirme dans la tenue vestimentaire. Le costume cravate et la robe longue ne sont pas imposés en soirée. Dans les restaurants, on s’habille « casual », pantalon de ville, pullover, chemise et à la rigueur petite veste pour les messieurs sont suffisants.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La clientèle est en majorité anglo-saxonne, retraitée mais pas trop âgée, souvent aisée - voire fortunée - mais plutôt simple et conviviale. Ici, même si l’on a beaucoup d’argent, on ne le montre pas, les Américains ayant généralement cette particularité de juger les gens à leur personnalité et leurs actes plutôt qu’à l’étendue de leur compte en banque. Et s’ils aiment bien parler business, les étalages de prétention les laissent de marbre. On est donc loin de certains bateaux de luxe (ou présentés comme tels) européens, où l’atmosphère peut parfois devenir « puante » en raison du comportement de certains passagers qui, à défaut d’être riches d’un savoir-vivre qui ne s’achète pas, se font un devoir de montrer qu’il appartiennent à une certaine société. « Ici, l’ambiance est décontractée, les gens sont simples, ce n’est pas du tout guindé. Il n’y a pas besoin de costume ou de robe de soirée et c’est très bien », explique Ruth. Cette retraitée britannique, habituée croisiériste de longue date, a voyagé avec de nombreuses compagnies, notamment sur le segment haut de gamme. Aujourd’hui, elle ne jure que par Oceania et plus particulièrement le Riviera: « C’est un bateau formidable, avec une qualité de service et une nourriture remarquables. Si nous venons à bord, c’est d’ailleurs avant tout pour le navire, ensuite on regarde la destination ! » Comme Ruth, les habitués sont nombreux à bord. Ainsi, on en compte 425 sur 1200 passagers embarqués pour cette croisière, le record de fidélité revenant à un passager ayant réalisé par moins de 35 voyages avec Oceania.

 

Le Riviera à Monaco (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Riviera à Monaco (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Des itinéraires très variés

Bien que Ruth ait, au cours de sa vie, énormément voyagé, elle apprécie chez Oceania la diversité des itinéraires. La compagnie travaille en effet énormément sur la qualité et la diversité des destinations proposées. Les navires ne sont pas cantonnés comme les gros paquebots à des lignes régulières, mais voyagent d’une région à l’autre, aux quatre coins de la planète. Méditerranée, Baltique, Norvège, Afrique, Pacifique sud, Australie et Nouvelle-Zélande, Asie, Amérique latine, Alaska, Canada, Caraïbes… L’offre est considérable, dans sa diversité géographique comme dans la durée des traversées, avec des croisières d’une semaine comme des voyages de plusieurs mois. Par ailleurs, Oceania Cruises n’hésite pas à intégrer à ses itinéraires des nuits à quai dans les ports situés dans une région remarquable où le nombre des sites à visiter nécessite une escale plus longue. On notera aussi que la petite taille des bateaux leur permet d’accéder à de nombreux ports trop petits pour accueillir les gros paquebots. Afin de satisfaire sa clientèle sur l’aspect touristique de son produit, la compagnie a travaillé sur un imposant programme d’excursions. Comme ailleurs, à chaque escale, les passagers ont en effet le choix de découvrir le port et sa région par leurs propres moyens ou bien d’opter pour une visite guidée, avec un large choix comprenant notamment des tours très culturels destinés aux passagers avides de découvertes et d’explications. Ces excursions, qui peuvent être réservées à bord, sont payantes et, avec les boissons et les services (Spa, casino, boutiques), font partie des leviers sur lesquels la compagnie joue pour être rentable malgré le coût énorme consenti dans les nouveaux navires, le service, les équipements et la nourriture. Logiquement, les tarifs sont donc relativement élevés et il faut souvent compter dans les 150 euros par personne pour une visite d’une demi-journée.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Chapeau bas…

A l’issue d’une croisière sur le Riviera, on ne peut être qu’impressionné par ce superbe navire et la qualité du produit proposé par Oceania Cruises. Une compagnie qui, en deux ans, a instauré avec ses deux derniers vaisseaux de nouveaux standards dans l’univers de la croisière. Le fait qu’un certain nombre de passagers rencontrés soient d’anciens clients de Silversea, Seabourn ou encore Crystal, démontre clairement qu’Oceania s’est hissée au niveau des meilleurs. Avec l’avantage de proposer, en plus de son exceptionnelle offre culinaire et de sa qualité de service, les atouts de navires plus grands que ceux de ses concurrents. Une vraie salle de spectacle, un grand spa, des salons et restaurants plus nombreux. Avec peut être un côté un peu moins intimiste, quoique cela se discute puisqu’en réalité, on n’éprouve jamais de sensation de foule sur le Riviera. Certes, le navire embarque le double ou le triple de passagers, mais il est aussi bien plus vaste, permettant de répartir la clientèle. Au final, tout est évidemment une question de goût mais il y a là une véritable perle du voyage maritime. Une compagnie qui trace résolument son sillon en se payant même le « luxe » de ne pas se présenter comme tel.

 

- Pour plus d'informations sur Oceania et le Riviera, nous vous conseillons de contacter TMG

 

Le Riviera (© : OCEANIA CRUISES)

Le Riviera (© : OCEANIA CRUISES)

Oceania Cruises