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Océanographie : Lancement réussi pour le satellite Sentinel-3

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Océanographie : Lancement réussi pour le satellite Sentinel-3

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Sentinel-3, nouveau satellite européen d’océanographie, a été lancé avec succès hier par une fusée Rockot depuis le centre de Plessetsk, en Russie. Dédié à la surveillance de la Terre et des océans, Sentinel-3 s'inscrit dans le programme Copernicus, initiative conjointe de la Commission et de l’Agence spatiale européennes visant à améliorer la connaissance et la gestion de l’environnement.  

Conçu pour fonctionner pendant 7 ans, Sentinel-3 a pour mission de surveiller les océans, de mesurer leur température, leur couleur et la hauteur de leur surface ainsi que l’épaisseur des glaces de mer. Les données ainsi fournies permettront aux scientifiques d’observer les variations du niveau des mers et la température de surface des océans, ainsi que de surveiller la qualité de l’eau, la pollution marine et l’activité biologique. Il pourra ainsi servir à mesurer l’impact du réchauffement climatique, tout en contribuant à évaluer les ressources en eau, les ressources marines, la biodiversité, la fonte des glaces, ainsi que la détection d’icebergs.

 

Sentinel-3 (© : ESA)

Sentinel-3 (© : ESA)

 

Sentinel-3 proposera également un service de surveillance des terres incluant la détection des feux de forêt, la cartographie de la couverture terrestre et la surveillance de l’état de la végétation, fournissant ainsi des données complémentaires à l’imagerie multi-spectrale de Sentinel-2.

Ce nouvel outil est en effet complémentaire d’autres satellites, chacun relevant d’une technique ou d'un objectif différent. Ainsi, Sentinel-1 embarque un radar à synthèse d'ouverture, alors que Sentinel-2 est dédié à l'imagerie optique. Axé sur les océans, Sentinel-3 embarque notamment un radiomètre micro-onde (MWR) réalisé par Airbus Defence and Space, chargé de compenser les erreurs dues à la présence de vapeur d’eau dans l’atmosphère, afin d’étudier avec précision les océans, les littoraux, les glaces de mer ou encore les eaux intérieures. Ce radiomètre de 26 kg (le satellite pèse 1.15 tonne) mesure le rayonnement thermique émis par la Terre, permettant ainsi d’ajouter les retards de propagation dus à l’humidité troposphérique aux impulsions de l’altimètre afin d’obtenir des données plus précises.

CLS est en charge de la réception, du traitement, de la qualification des données reçues.  Cette filiale du CNES opère, traite, qualifie et distribue les données de tous les satellites d’altimétrie actuellement en vol : JASON-3, JASON-2, CRYOSAT-2, HY2A, SARAL et bientôt Sentinel-3.

 

Le centre de contrôle de CLS à Toulouse (© : CLS)

Le centre de contrôle de CLS à Toulouse (© : CLS)