Vie Portuaire
 Officiers de port au Havre : un rôle essentiel

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Officiers de port au Havre : un rôle essentiel

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Le Havre enregistre chaque jour entre 20 et 30 entrées et sorties de navires de commerce. Le deuxième port français en tonnage général et le premier pour le trafic conteneurisé, est un site stratégique pour l’économie locale, mais aussi nationale. Le Grand Port Maritime du Havre, fait partie de l’alliance HAROPA avec Rouen et Paris. Pour coordonner la bonne marche des différents acteurs portuaires (remorquage pilotage, lamanage, manutention, agents maritimes…), la capitainerie compte 80 personnes, dont 50 officiers de port et officiers de port adjoints. 

 

Un porte-conteneurs de CMA CGM entrant au port du Havre, vu depuis la vigie de la capitainerie (© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU)

Un porte-conteneurs de CMA CGM entrant au port du Havre, vu depuis la vigie de la capitainerie (© MER ET MARINE - MATTHIAS ESPERANDIEU)

 

Officiers de port et officiers de port adjoints

Les capitaineries de tous les grands ports maritimes, et donc celui du Havre,  sont armées par des Officiers de port. Ce sont des fonctionnaires d’État appartenant au Corps des officiers de port du Ministère de la Transition écologique et solidaire. Le corps est divisé en deux catégories, les Officiers de port ou capitaines de port (cadre A de la fonction publique) et les officiers de port adjoints ou lieutenant de port (cadre B de la fonction publique). Plusieurs grades existent à l’intérieur de ces deux catégories (1er grade, 2ème grade, etc.). Ce travail exige une expérience en tant que naviguant.

Nicolas Chervy, commandant de port

Une expérience dont dispose Nicolas Chervy, commandant de port du Havre depuis septembre 2017. « Le commandant de port est responsable de tous les officiers de sa capitainerie. Il est d’ailleurs choisi parmi ces derniers », explique Nicolas Chervy. Son expérience en mer, il la tient autant de la Marine marchande que de la Marine nationale. Originaire de la Creuse, un milieu bien éloigné du littoral, cela ne l’a pas empêché de rejoindre la Marine marchande en 1983. Puis, cinq ans plus tard, de passer aux bateaux gris. Une carrière militaire dont il garde de nombreux souvenirs. « Je me rappelle très bien de certains exercices de l’OTAN. J’étais sur un aviso. On faisait de la chasse aux sous-marins. C’était très frustrant, car on les débusquait souvent mais, ils avaient le don de nier les faits une fois rentrés au port », dit-il avec un brin de malice.