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Olivier Lajous met son mandat dans la balance pour faire évoluer la SNSM

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Olivier Lajous met son mandat dans la balance pour faire évoluer la SNSM

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Trois mois seulement après son élection à la tête de la Société Nationale de Sauvetage en Mer, Olivier Lajous va demander un vote de confiance au Conseil d’administration de l’association, qui se réunira le 26 septembre à Paris. Une situation inédite qui secoue toute l’institution. Alors qu’il souhaite voir évoluer la SNSM pour assurer sa pérennité, l’amiral Lajous, qui était directeur du personnel miliaire de la Marine nationale jusqu’en 2012, estime ne plus pouvoir assumer sa mission dans le contexte actuel. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est le débat sur la facturation, par les stations, du remorquage de biens, c'est-à-dire de  bateaux en difficulté. Il s’agit d’une pratique ancienne, prévue dans le droit international, qui stipule que seul le sauvetage des personnes est gratuit. Les sauveteurs de la SNSM, reposant sur 4500 bénévoles embarqués et dont les moyens financiers sont limités, font donc payer aux plaisanciers ou professionnels le remorquage de leurs embarcations lorsqu’ils viennent les assister. En se limitant toutefois aux seuls frais du carburant consommé pour l’opération, auxquels s’ajoute une participation pour l’entretien de la vedette ou du canot. Quant aux prises en charge matérielles effectués dans le cadre d’une mission de sauvetage de la vie humaine, elles ne sont la plupart du temps pas facturées.

 

 

Un sujet qui empoisonne la vie de l’association depuis 10 ans

 

 

Depuis une dizaine d’années, le principe de facturer ou non le remorquage constitue un véritable sujet de discorde au sein de l’association. Certains redoutent en effet que cette activité devienne trop importante et détourne la SNSM, qui secoure 8000 personnes chaque année, de sa vraie mission : sauver des vies humaines. A cela, s’ajoute une règlementation de plus en plus pointilleuse en termes de concurrence. L’association est, ainsi, accusée parfois de truster cette activité et, surtout, de pratiquer des prix bien plus bas que ceux du marché : de 250 à 500 euros de l’heure suivant la taille du remorqueur (vedette ou canot tout temps) et celle du bateau tracté, contre 1000 à 1500 euros de l’heure pour un opérateur privé. Une différence qui tient notamment au fait que les sauveteurs, étant bénévoles, n’ont pas de frais de personnel. Déjà attaquée devant les tribunaux, la SNSM a jusqu’ici eu gain de cause. Mais rien ne dit que cette situation perdurera et, si la justice penche un jour en sa défaveur, c’est toute l’association qui pourrait être mise en péril.

 

 

(© DROITS RESERVES)

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Des prestations qui peuvent représenter plus de 80% du budget des

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