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Opération sécurité en mer au large de Granville

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Opération sécurité en mer au large de Granville

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La première opération « sécurité mer » de la saison estivale 2011 sur la façade Manche mer du Nord s'est déroulée hier, entre Granville et les îles Chausey. Entre 10 et 14 heures, les différentes administrations concourant à l'Action de l'Etat en Mer (AEM) ont réalisé des contrôles sur les navires de plaisance. Coordonnée par la délégation à la mer et au littoral (DML) de la Manche, cette opération a permis de réaliser 36 contrôles sur des bateaux de plaisance. En tout, deux procès verbaux ont été dressés (infractions pour défaut de présentation de documents obligatoires) et 11 avertissements notifiés. Ces derniers sont liés à des manquements légers au matériel de sécurité (le matériel devra être présenté à la brigade de Gendarmerie maritime la plus proche dans un délai défini). Quelques 22 agents ont été mobilisés à bord du patrouilleur Géranium, deux vedettes et deux semi-rigides de la Gendarmerie maritime, de la Gendarmerie nationale, de la Douane et des Affaires maritimes. Les contrôles ont concerné la documentation (titre de conduite, titre de circulation des navires), le matériel de sécurité, les règles de circulation (notamment la vitesse), ainsi que la pêche de loisir (taille de capture, engin autorisé).

Gendarmes et Douaniers  (© : PREFECTURE MARITIME)
Gendarmes et Douaniers (© : PREFECTURE MARITIME)

Marquer les esprits dès le début de la saison

Les opérations de sécurité des loisirs nautiques sont pratiquées chaque été sur la façade maritime française, où l'afflux des vacanciers à la belle saison démultiplie les risques d'accident. « Cette campagne, reconduite chaque année, vise à réduire les accidents en mer au cours de la période estivale. Le secrétariat général de la mer a confié aux trois préfets maritimes le soin d'organiser les opérations de sécurité en mer selon la spécificité de chaque façade », rappelle la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord. Au large de Granville, le vice-amiral d'escadre Bruno Nielly participait hier à l'opération. En effet, le préfet maritime a souhaité marquer les esprits dès le début de la saison. Il a répété sa détermination à faire de cette campagne « une de ses priorités pour que la période estivale reste une période de joie et ne se transforme pas en cauchemar ».

L'amiral Nielly expliquant les enjeux de la sécurité en mer  (© : PREFECTURE MARITIME)
L'amiral Nielly expliquant les enjeux de la sécurité en mer (© : PREFECTURE MARITIME)

D'autres opérations à venir

Cette journée fut l'occasion de rappeler les règles de sécurité en mer : prendre en compte la météo, les courants, les marées dans la zone où l'on souhaite prendre la mer, avertir un proche de ses intentions, vérifier la validité de ses équipements de sécurité, privilégier l'utilisation de la VHF par rapport au téléphone portable qui a une portée moindre, équiper l'ensemble de son équipage pour une sortie même de courte durée... « Car la Manche et la mer du Nord, plus qu'ailleurs, est une zone de navigation très difficile. Le préfet maritime a rappelé que le pire marin est celui qui se surestime. Il faut rester modeste par rapport à la mer, car on ne la maitrise jamais », explique la préfecture maritime, qui a donné des directives aux différentes délégations à la mer et au littoral pour organiser d'autres journées de ce type de la frontière belge au Mont Saint-Michel.

Le Géranium et une vedette de la Douane  (© : PREFECTURE MARITIME)
Le Géranium et une vedette de la Douane (© : PREFECTURE MARITIME)

La menace des sanctions

Pour mémoire, différentes sanctions sont prévues en cas de manquement lors des contrôles. Elles vont de l'avertissement (par exemple lors d'une défaillance légère de matériel, avec obligation de se présenter avec ledit matériel le lendemain) et la reconduite au port au procès-verbal dans le cas d'infractions caractérisées (excès de vitesse, défaut de permis, nombre de personnes embarquées supérieur à la capacité du navire...) et même à la suspension du permis plaisance pour les navires battant pavillon français ou une interdiction de naviguer à partir d'un port français dans les eaux territoriales françaises pour les bateaux immatriculés à l'étranger (par exemple pour la mise en danger délibérée de ses passagers, un excès de vitesse dans la bande des 300 mètres, une conduite en état d'ébriété ou sous l'emprise d'un produit stupéfiant...)