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Opsealog : données et analyses pour améliorer la performance opérationnelle des OSV
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Opsealog : données et analyses pour améliorer la performance opérationnelle des OSV

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« Nous avons une croissance de 120 % de chiffre d’affaires ». En ce début 2020, Arnaud Dianoux, directeur d’Opsealog, se félicite des résultats de la start-up qu’il a cofondée. L’entreprise, spécialisée dans la gestion de la performance des opérations maritimes, a réalisé un CA de 3 millions d’euros en 2019. Après quatre ans d’existence, Opsealog suit 400 navires dans le monde (64 % de plus cette année), essentiellement des navires de service offshore (OSV), pour aider ses clients à réduire leurs coûts de fonctionnement et leur empreinte environnementale. Un service qui mêle intégration et gestion de données avec de l’analyse, en vue d’améliorer la performance.

L’idée a germé au sein de Bourbon. « J’étais navigant chez eux, puis commandant. Il y a eu un projet autour de la data. On a travaillé sur le fuel management pour essayer de comprendre comment on pouvait optimiser les consommations. A partir de là, il y a eu la prise de conscience d’un vrai besoin marché, en se disant qu’au final peu de personnes, sur le marché de l’oil&gas notamment, avaient vraiment connaissance de comment les bateaux étaient utilisés, comment ils pouvaient performer, réduire l’impact environnemental », explique Arnaud Dianoux, pour qui ce sont de « nouveaux métiers et de nouveaux concepts ». « On a donc décidé de créer Opsealog, de sortir et créer une vraie boite à part entière, pour traiter ces problématiques-là, autour de l’intégration de données, du partage d’infos et du consulting pour la performance ».

Opsealog, basé à Marseille, promet, avec sa solution Marinelog, de la « performance clé en main » à ses clients, parmi lesquels des majors comme Total ou Exxon. S’appuyant sur la connaissance de plus de 100 designs de navires, elle cible quatre thématiques : la consommation de carburant, l’utilisation de la flotte (pour mieux évaluer comment les navires sont opérés), l’impact environnemental (émissions, gestion des déchets, traitement de l’eau) et le contrôle des coûts.

La start-up, qui n’installe pas de hardware (matériel informatique) à bord des navires, a développé une plateforme pouvant intégrer des données opérationnelles : géolocalisation, météo, données renseignées à bord (daily report, noon report…), ou encore mesures de la consommation de carburant. « On ouvre des tuyaux de données pour que la plateforme commence à intégrer en temps réel, sur une flotte et un périmètre donné, des données qui vont nous permettre notamment de faire tourner des algorithmes et de créer les indicateurs de performance ».

Mais « on ne voulait pas s’arrêter là », poursuit Arnaud Dianoux. Opsealog fait ensuite intervenir ses experts. L’entreprise emploie vingt-six personnes, se répartissant pour moitié en « experts data » (développeurs informaticiens, data scientists, experts en business intelligence ou en performance management) et pour l’autre moitié en « experts métiers » (venus de l’oil&gas, du maritime, de la logistique, du maritime, de l’environnement…) souvent « des personnes qui ont travaillé chez nos clients ou en tant que navigants sur les métiers de l’oil&gas ». Des visioconférences avec les clients permettent d’analyser les données, d’échanger et d’émettre des recommandations. Leurs impacts sont ensuite mesurés à posteriori pour évaluer leur efficacité.

Au final, « notre unique but est de générer de la performance et des économies tangibles à nos clients. Que ce soit de la performance environnementale, ou en termes de coûts. » La start-up a d’ailleurs développé un modèle basé sur la rémunération en fonction de la performance. Et elle affirme avoir ainsi permis à ses clients de « réduire de 10 % les émissions de gaz provenant des opérations maritimes pétrolières ».

Désormais, Opsealog voudrait continuer de développer l’upstream (forage et production de pétrole), avec un « nouveau produit orienté logistique » en 2020, et investir le midstream (transport) en se penchant sur les pétroliers et gaziers. « Ce sont globalement les mêmes clients », explique Opsealog qui explique avoir reçu des demandes de leur part pour cet autre marché.