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OTAN : la France espère un électrochoc sur la question turque
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OTAN : la France espère un électrochoc sur la question turque

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Après les durs propos d’Emmanuel Macron à l’encontre de la Turquie lors de son déplacement en Allemagne lundi 29 juin, la France a annoncé mercredi 1er juillet qu’elle suspendait sa participation à Sea Guardian. Une opération navale conduite depuis bientôt quatre ans par l’OTAN en Méditerranée, à laquelle participe notamment la marine turque. La frégate Aconit ainsi qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 qui agissaient en « soutien associé » à Sea Guardian, c’est-à-dire qu’ils participaient aux échanges de renseignements au sein de la force aéromaritime de l’OTAN, ont été redéployés au profit de l’opération européenne Irini.

 

La frégate Courbet et un avion de patrouille maritime Atlantique 2  (© MARINE NATIONALE)

La frégate Courbet et un avion de patrouille maritime Atlantique 2  (© MARINE NATIONALE)

 

Cette décision fait suite à l’incident qui s’est produit le 10 juin entre le Courbet (du type La Fayette comme le Courbet) et une frégate de turque. Le bâtiment français tentait d’interroger le Cirkin, un roulier suspecté de transporter des armes entre la Turquie et la Libye, en violation de l’embargo décrété en 2016 par les Nations Unies et récemment prolongé. Intervenant dans le cadre d’Irini, qui a comme Sea Guardian autorité légale pour contrôler les navires se rendant en Libye en vertu de l’embargo onusien (y compris par des inspections physiques à bord), la frégate grecque Spetsai avait déjà été empêchée en mai de s’approcher du Cirkin par les frégates turques assurant son escorte. Dans le cas du Courbet, l’affaire est allée plus loin puisque le bâtiment français a selon Paris été illuminé à plusieurs reprises par le radar de conduite de tir de l’Oruçreis, l’une des frégates turques de la classe Barbaros (type Meko 200T) couvrant le navire civil. Une action dénoncée par Paris (et réfutée par Ankara), alors que le Courbet était engagé au profit de Sea Guardian.

« Violations répétées de l’embargo par la Turquie »

 « Cet incident est extrêmement préoccupant mais, le fond de l’affaire, ce sont les violations répétées de l’embargo par la Turquie (avec) un hi

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