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OTAN : Sea Guardian succède à Active Endeavour en Méditerranée

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OTAN : Sea Guardian succède à Active Endeavour en Méditerranée

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La présence aéromaritime de l’OTAN en Méditerranée se matérialise avec une nouvelle opération. Baptisée Sea Guardian, elle succède à Active Endeavour. Celle-ci avait été lancée par l’Alliance atlantique suite aux attentats du 11 septembre 2001 et son mandat initial, axé sur la lutte contre le terrorisme, faisait l’objet depuis plusieurs années de nombreuses critiques. Alors que l’OTAN s’est dotée d’un commandement maritime en décembre 2012 et a depuis développé une nouvelle stratégie navale, l’organisation a décidé de faire évoluer l’opération méditerranéenne afin de tenir compte des changements intervenus depuis 15 ans et faire face à l’évolution des menaces, et pas seulement le terrorisme.

S’appuyant sur le travail réalisé avec Active Endeavour, qui a permis à l’OTAN de créer un véritable réseau de collaborations civiles et militaires en Méditerranée, avec un maillage serré permettant d’importantes remontées d’informations, Sea Guardian a plusieurs missions. Elle va permettre de conserver et enrichir le réseau de renseignement permettant à l’Alliance de disposer d’une surveillance et d’un point de situation permanent en Méditerranée, tout en disposant d’une capacité de réaction rapide et d’intervention contre un spectre de menaces plus large, lui permettant de contribuer activement à la sécurité maritime dans cette région.

 

Le Papanikolis (© MARINE GRECQUE)

Le Papanikolis (© MARINE GRECQUE)

 

Pour son lancement, l’opération Sea Guardian, pilotée depuis l’état-major de Northwood, au Royaume-Uni, comprend trois frégates, l’Aviere (Italie), le Verni (Bulgarie) et le Gemlik (Turquie), deux sous-marins, les Papanikolis (Grèce) et Mistral (Espagne), ainsi que des avions de surveillance et de patrouille maritime qui seront fournis notamment par l’Espagne, la Grèce, l’Italie, le Portugal et la Turquie.