Croisières et Voyages
Où en est Portuscale Cruises ?

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Où en est Portuscale Cruises ?

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Cela fait bientôt un an que la compagnie portugaise Portuscale Cruises a été lancée. Fondée  par l’homme d’affaires Rui Alegre, la société a repris quatre des cinq navires de la défunte Classic International Cruises, qui a cessé son activité en 2012. Pour le nouvel armement, la première année d’exploitation a été complexe. Alors que le Porto (ex-Arion) n’a pas bougé de Lisbonne depuis sa refonte à l’été 2013, l’affrètement de l’Azores (ex-Athena) à Ambiante Kreuzfharten ne se déroule pas au mieux, le tour opérateur allemand peinant à remplir le navire. Quant au Lisboa (ex-Princess Danae), son chantier de rénovation est toujours suspendu et le vieux paquebot attend d’être fixé sur son sort. Il n’y a que le Funchal, remis en service en août 2013, qui semble sortir son épingle du jeu. Le navire, qui croise actuellement dans les fjords norvégiens, naviguera tout l’été en Europe du nord, en poussant jusqu’en Islande et vers les îles britanniques, avant de passer en Atlantique fin août (vers Madère, les Açores et le Maroc notamment) et de proposer au départ de Lisbonne des traversées en Méditerranée à partir de septembre.

 

 

L'Azores avant son départ de Marseille au printemps (© DR)

L'Azores avant son départ de Marseille au printemps (© DR)

 

 

Affrètement écourté pour l’Azores

 

 

Concernant l’Azores, à l’issue d’une croisière vers les fjords norvégiens, le paquebot a rejoint le port allemand de Kiel le 13 juin. Il va y rester durant deux semaines avant de reprendre du service. Un arrêt justifié par le nombre insuffisant de réservations enregistrées par Ambiante Kreuzfharten, qui a été contraint d’annuler une croisière. « Malheureusement, notre partenaire avait trop peu de passagers pour qu’il soit possible d’exploiter le navire sur cette croisière », explique Rui Alegre, avec lequel nous avons fait le point sur la situation de la flotte. Le patron de Portuscale Cruises souligne que cet arrêt de l’Azores est momentané, « Il naviguera tout l’été » et que le navire, à l’issue de sa rénovation à Marseille, donne entière satisfaction : « sa performance est grande et nous avons de très bons retours ». Malheureusement pour la compagnie portugaise, le problème de remplissage a poussé Ambiante Kreuzfharten à écourter l’affrètement de l’Azores au 5 septembre, alors que le paquebot devait être exploité pour le compte du TO allemand jusqu’au 20 novembre. A l’issue de la saison, le navire rentrera au Portugal, Rui Alegre indiquant qu’il espère trouver rapidement un nouvel affréteur : «  J’y travaille », indique-t-il.

 

 

Le Lisboa et le Porto à Lisbonne, fin mai (© BERNARD PREZELIN)

Le Lisboa et le Porto à Lisbonne, fin mai (© BERNARD PREZELIN)

 

 

Les travaux sur le Lisboa toujours suspendus

 

 

Pour ce qui est du Lisboa, le navire devait être relancé cette année sur le marché français après une refonte complète. Alors que le chantier avait débuté en novembre à Lisbonne, Rui Alegre a annoncé en janvier qu’il suspendait les travaux. Le navire s’est en effet révélé en bien plus mauvais état que ce qui était prévu, l’armateur évoquant en janvier la découverte « de nombreuses anomalies non signalées sur les documents de contrôle du paquebot lors de l’achat ». Face aux problèmes techniques, de sécurité et de normes liés à la rénovation du Lisboa et sa mise en conformité avec les règlementations les plus récentes, le président de Portuscale Cruises avait décidé d’arrêter jusqu’à nouvel ordre le projet. Cinq mois plus tard, aucune décision n’a encore été prise : « Nous évaluons toujours la situation et sommes en pourparlers avec quelques partenaires potentiels. Je fais de mon mieux pour parvenir dès que possible à une négociation juste avec un partenaire à long terme afin de finir la rénovation », affirme Rui Alegre, qui estime toujours, malgré les difficultés rencontrées, que le Princess Danae est un « super navire ».

 

 

Le Porto en quête d’un premier affrètement

 

 

Enfin, concernant le Porto, la compagnie n’est donc pas parvenue, jusqu’ici, à lui trouver un affréteur. « C’est le navire le plus petit et nous n’avons pas encore trouvé le mode d’exploitation idéal », reconnait l’armateur portugais, qui aurait quand même quelques clients potentiels dans les tuyaux : « J’ai quatre négociations ouvertes et le navire peut naviguer à tout moment ». 

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