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Où en sont les futurs porte-avions franco-britanniques?

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Où en sont les futurs porte-avions franco-britanniques?

Ce seront les piliers de la force maritime européenne à l'horizon 2015. Les trois futurs porte-avions de la France et du Royaume Uni seront sans doute construits en coopération. Les industriels espèrent une notification du contrat fin 2006.
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Si les frégates multimissions ont occupé le devant de la scène ces dernières semaines, un autre grand projet a joué de discrétion. Des trois programmes majeurs de la marine (Fremm, Barracuda et PA2), le futur porte-avions est celui qui semble, pour l’heure, vouloir tenir le mieux les échéances. « Les discussions étatiques ont pris une bonne tournure et les points de vue de la DGA et du ministère britannique de la Défense (MOD) se sont accordés », explique un proche du dossier. L’objectif de signer un accord de coopération est toujours attendu, au plus tard, en janvier prochain. Paris doit faire connaître sa décision concernant le design du navire, à savoir un bateau conçu par DCN et Thales (projet Juliette) où une adaptation du dessin vendu par Thales à la Royal Navy (projet CVF FR). Du côté français, les industriels souhaitent déposer leur offre mi-2006 pour une commande en fin d’année. La volonté politique semble aller dans ce sens puisque une autorisation d’engagement de crédits de 926 millions d’euros est prévue dans le budget 2006 (sur un programme dont le coût total oscillera entre 2 et 2,5 milliards d’euros).

Bye bye Juliette

Sauf énorme surprise, c’est le design britannique qui sera retenu au détriment d’un navire de conception franco-française. DCN a d’ailleurs remis au ministère de la Défense un rapport concluant à la compatibilité entre le modèle britannique et les besoins de la marine. « Juliette n’est pas morte mais il est clair que c’est le CVF qui a le vent en poupe. Le projet français est néanmoins gardé sous le coude, au cas où », précise un ingénieur. Toutefois, en attendant une décision ferme et définitive du gouvernement, les deux options sont officiellement possibles. Comme on le sait, deux raisons prévalent au choix du CVF FR. Politiquement, construire un porte-avions commun répond au dessein français de voir naître une Europe de la Défense. Ensuite, les deux pays espèrent bénéficier d’économies d’échelle. Reste que de l’autre côté de la Manche, la coopération fait encore des remous. « Pour les Anglais, la situation est difficile. Coopérer avec nous peut leur faciliter la vie mais ils ne veulent pas l’admettre frontalement », analyse une source bien placée. Face au gouvernement britannique et à sa volonté de réduire les coûts, se trouvent en effet les industriels et les syndicats de la construction
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