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Outre-mer : Une surveillance des pêches par drones aériens ?

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Edouard Philippe a évoqué, durant son discours mardi aux Assises de l'économie de la mer, l'emploi prochain de drones pour la surveillance des pêches Outre-mer. «  Préserver la pêche c'est lutter contre la pêche illégale, notamment dans nos eaux ultramarines, comme en Guayane et en Nouvelle-Calédonie. Nous expérimenterons dès cette année les drones aériens pour intensifier les contrôles », a déclaré le premier ministre. Une annonce qui a surpris beaucoup de monde et qui malheureusement n'a pas été précisée quant à ses modallités et les moyens envisagés. 

A ce jour, la France ne dispose en effet d'aucun drone de surveillance maritime, la Marine nationale n'opérant à titre expérimental et depuis la métropole qu'un petit UAV à voilure tournante du type Camcopter S-100. Ce dernier a d'abord embarqué sur le patrouilleur L'Adroit avant une campagne destinée à tester l'emploi d'un tel appareil sur les bâtiments de projection et de commandement BPC). Renseignement pris, la marine n'a à ce jour aucun niuveau projet à court terme concernant un drone de surveillance maritime. Son objectif est toujours, dans le cadre du futur programme SDAM (système de drone aérien pour la marine), de disposer d'UAV à voilure tournante (plus gros que le S-100) sur les futures frégates de taille intermédiaire (FTI), dont la tête doit être livrée par Naval Group fin 2023. Quant à des drones à voilure fixe destinés à des missions de surveillance maritime depuis la terre, en particulier Outre-mer, cette idée est soutenue par l'état-major mais elle n'est envisagée pour le moment qu'après le SDAM. 

Si une expérimentation a été décidée, la marine n'est donc pas, du moins encore, dans la boucle. On notera qu'il pourrait être par exemple intéressant d'expérimenter un tel système en profitant du programme de drones de l'armée de Terre qui verra la livraison, à partir de 2018, de 14 Patroller, un engin que Safran a décliné dans une version maritime. Capable d'atteindre 300 km/h, avec une vitesse de croisière de 100 à 200 km/h, ce drone offre une autonomie de 20 heures et peut embarquer un radar, un système optronique et un récepteur AIS.