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PA-NG : taillé pour les combats de haute intensité
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PA-NG : taillé pour les combats de haute intensité

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Appelé à remplacer le Charles de Gaulle à l’horizon 2038, le porte-avions français de nouvelle génération (PA-NG) sera le plus grand bâtiment de guerre de l’histoire navale européenne et l’un des plus imposants au monde. Un bâtiment conçu dans un but très clair : constituer un puissant outil de dissuasion et répondre au spectre du retour à des conflits de haute intensité, que redoutent de plus en plus les militaires compte tenu de la dégradation du contexte international. « Le besoin de la marine est, avant tout, de faire en sorte que le groupe aéronaval puisse être en mesure de remplir ses missions dans un contexte qui se sera particulièrement durci, notamment parce que nos compétiteurs nous contestent désormais une suprématie navale occidentale qui s’était exercée depuis 30 ans », a expliqué le capitaine de frégate Jérôme, officier programme PA-NG à l’état-major de la Marine nationale, lors d’une présentation organisée en avril par le ministère des Armées. Pour illustrer son propos, le CF Jérôme rappelle que la flotte chinoise, qui connait ces dernières années une croissance fulgurante, vient symboliquement de dépasser l’US Navy en nombre de bâtiments de combat. Parmi eux, des porte-avions, le premier a été livré en 2012 et le second en 2018, un troisième va être mis à l’eau cette année et la construction d’un quatrième est en cours. Et il n’y a pas que Pékin qui s’intéresse aux porte-avions et porte-aéronefs : « Plus généralement, leur nombre va augmenter, il est aujourd’hui de 19 et va passer à 27 d’ici à 2030. Dans ce contexte, nous devons nous préparer à une forte opposition », dit encore l’officier, qui insiste donc, parmi les missions du groupe aéronaval (GAN), sur celle ayant trait à « la maîtrise de l’espace aéromaritime, c’est-à-dire le contrôle, si besoin par la force, de l’espace nécessaire pour conduire nos opérations. Cette mission sera à la base des opérations de demain vu que la grande majorité des actions qui sont conduites vers la terre passent par la mer ou au-dessus de la mer. Notre besoin est donc d’être capable de conduire ce groupe aéronaval de nouvelle génération dans ce contexte afin de garantir nos capacités d’entrer en premier par la mer ».

 

Le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE - LISA BESSODES

Le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE - LISA BESSODES)

 

Un « porte-avions de supériorité »

La France a donc décidé de concevoir un « porte-avions de supériorité », capable de générer des « sorties aériennes et à long rayon d’action, lourdement armées, dans la durée et à un rythme soutenu », soit jusqu’à une soixantaine de sorties quotidiennes sur plusieurs jours dans un scenario d’engagement de haute intensité. Un bâtiment qui, au sein d’un groupe aéronaval également constitué d’autres unités de nouvelle génération et travaillera en réseau, pourra combattre mais aussi résister aux agressions, avec un très haut niveau d’autodéfense et de résilience face aux impacts. Il s’agira en particulier de se protéger et de résister face aux nouvelles menaces sous-marines et aériennes, comme les missiles hyper-véloces, y compris les engins à trajectoire balistique. Le fait même que le PA-NG sera doté comme le Charles de Gaulle d’une propulsion nucléaire renforcera sa robustesse, compte tenu des niveaux de sûreté exigés.

On est donc loin du défunt projet PA2, initié il y a 15 ans sur la base d’une coopération avec les Britanniques, où l’objectif était d’adapter le design des nouveaux porte-avions de la Royal Navy, les HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales, à propulsion classique et nettement moins « guerriers ». Il s’agit désormais plutôt d’un retour au concept qui avait prévalu à la conception du Charles de Gaulle, imaginé en pleine guerre froide pour aller combattre l’armada soviétique. Mais cette fois, la marine n’est pas contrainte par le gabarit resserré des bassins de l’arsenal de Brest. Chargés de construire le PA-NG en coopération avec Naval Group, les chantiers de Saint-Nazaire et leurs gigantesques infrastructures permettront de donner naissance à un bateau autrement plus imposant que l’actuel porte-avions français, long de 261 mètres pour une largeur de 64 mètres et un déplacement de 42.500 tonnes à pleine charge.

Le PA-NG, dont la taille n’est plus limitée que par les infrastructures de sa future b

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