Construction Navale
PA2 : Aker Yards reste dans la boucle

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PA2 : Aker Yards reste dans la boucle

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L'accord de coopération annoncé vendredi entre les industriels français et britanniques impliqués dans le projet des futurs porte-avions confirme la participation des ex-Chantiers de l'Atlantique au programme. L'entrée dans le capital de leur maison mère, Aker Yards, du groupe coréen STX Shipbuilding avait suscité, fin octobre, quelques inquiétudes. En effet, certains redoutaient les conséquences d'un accès éventuel d'une puissance étrangère à la conception d'un outil militaire de premier rang. Ce point semble, aujourd'hui, éclairci : « Les Coréens sont actionnaires d'Aker Yards mais n'ont pas de responsabilité opérationnelle. Ils auront accès aux informations financières mais pas à la partie technique du projet, dont les données confidentielles restent protégées », indique-t-on chez DCNS, qui doit assurer la maîtrise d'oeuvre du programme PA2. Le cas d'Aker Yards France est, de plus, particulier, la filiale française du groupe norvégien étant détenue, jusqu'en 2010, à 25% par Alstom. STX, qui possède 39.2% d'Aker Yards, représente donc moins de 30% d'Aker Yards France, niveau insuffisant pour obtenir la minorité de blocage. Dans un peu plus de deux ans, quand Alstom devra vendre le reste du capital de son ancienne filiale, l'Etat aura alors son mot à dire sur l'acheteur des parts d'Alstom. Des autorisations devront être délivrées dans le cadre du décret de 2005 sur les investissements étrangers.
Tel que le projet est aujourd'hui défini, Saint-Nazaire doit assurer la construction de la coque propulsée et aménagée du second porte-avions de la Marine nationale. Ce contrat de 800 à 900 millions d'euros pour Aker Yards doit voir la découpe de la première tôle du navire en 2009 pour un achèvement en février 2012. Le bâtiment rejoindra ensuite Brest, où DCNS assurera son armement. La livraison à la marine est prévue en 2014, date à laquelle le Charles de Gaulle débutera son second grand carénage. Comme c'est le cas actuellement, cet arrêt technique majeur immobilisera le navire durant 18 mois, privant la France, si un autre porte-avions n'est pas construit, de l'un de ses principaux vecteurs de projection de puissance.

Chantiers de l'Atlantique (ex-STX France)