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PANG : le développement des nouvelles chaufferies K22
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PANG : le développement des nouvelles chaufferies K22

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Ce seront, et de loin, les plus puissantes chaufferies nucléaires de propulsion navale conçues et réalisées jusqu’ici en France. Afin d’assurer la production d’énergie du porte-avions de nouvelle génération (PANG), TechnicAtome, sous la maîtrise d’ouvrage du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), va développer un nouveau modèle de chaufferie, bien plus grosse que la K15 conçue pour le Charles de Gaulle et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) du type Le Triomphant. Comme son aîné, le PANG disposera de deux réacteurs, mais le futur bâtiment allant être d’un gabarit nettement plus important (300 mètres de long pour plus de 70.000 tonnes de déplacement en charge contre 261 mètres et 42.000 tpc), la puissance requise est largement supérieure. « Les chaufferies seront adaptées aux besoins du nouveau navire, qui sera beaucoup plus gros que le Charles de Gaulle. Nous avons donc besoin d’une puissance plus importante », explique à Mer et Marine Bernard Gauducheau, directeur des réacteurs de défense chez TechnicAtome.

Une chaufferie compacte basée sur un concept éprouvé

Pour autant, afin de réduire les coûts et profiter de technologies sûres, les ingénieurs vont capitaliser sur ce qui a déjà été développé. « Nous avons bâti nos études sur un concept éprouvé, celui de la K15, adapté à un besoin de puissance supérieur d’environ 50%. C’est ce que nous appelons la K22. Nous allons conserver le même design compact que celui employé pour les précédentes chaufferies embarquées de la Marine nationale, pour ses sous-marins et porte-avions ».

Dans l’histoire de la propulsion navale nucléaire en France, qui a débuté avec le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Redoutable (

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