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Parc éolien de Noirmoutier-Yeu : La campagne géotechnique va débuter
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Parc éolien de Noirmoutier-Yeu : La campagne géotechnique va débuter

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L’Omalius, navire de travaux sous-marins de la société belge G-tec, va rejoindre prochainement les eaux vendéennes. Il a en effet été missionné par le consortium développant le futur parc éolien offshore de Noirmoutier-Yeu pour effectuer une campagne géotechnique, étape cruciale dans la phase de pré-construction du champ, qui représentera un investissement d’environ 2 milliards d’euros.

Des carottages sur les emplacements des 62 éoliennes

Cette phase, qui doit débuter fin juiller, vise à effectuer un carottage sur l’emplacement prévu pour chacune des machines allant constituer le parc. Dans ce cas précis, il y en aura 62 (des machines Adwen de 8 MW chacune), supportées par des fondations métalliques de type jacket. A partir de cet été, l’Omalius (*) va effectuer une première série de carottages sur 31 emplacements, soit la moitié du site.

 

L'Omalius (© G-Tec)

L'Omalius (© G-Tec)

 

Alors que les éoliennes seront implantées dans une zone où les fonds vont de – 17 à – 35 mètres, les équipements du navire vont forer jusqu’à 50 mètres de profondeur dans la roche, afin d’extraire des carottes de 15 cm de diamètre et d’une longueur de plus d’un mètre. Si une campagne géotechnique préliminaire avait été menée en 2014 sur 7 emplacements, afin d’avoir une première confirmation de la nature du fond marin, il s’agit cette fois de déterminer de manière très précise quelles sont les caractéristiques du sous-sol océanique dans lequel sera ancrée chaque éolienne. De la composition de la roche dépend en effet la capacité de résistance de la fondation qui supporte les machines, l’ensemble de la structure pouvant être soumis à des contraintes énormes en cas de forte houle et de vent violent.

Les données recueillies pendant la campagne géotechnique permettront, ainsi, d’affiner pour chaque emplacement le design du jacket qui doit y être installé.

Une seconde campagne en 2018

Prévue pour durer trois mois, cette campagne sera suivie d’une seconde mission similaire, en 2018, afin d’effectuer les carottages sur le reste du parc. En parallèle, l’étude dans la durée de la courantologie et du vent sur la zone du parc se poursuit avec différents moyens, dont une bouée Lidar, cette dernière venant de réaliser une période de maintenance à Saint-Nazaire (voir notre article détaillé).

De quoi assurer la consommation électrique de 790.000 personnes

Ce projet de parc est pour mémoire développé par le consortium Eoliennes en mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN), comprenant Engie (47 %), EDP Renewables (43 %) et la Caisse des Dépôts (10 %). Il a été retenu en juin 2014 à l’issue du second appel d’offres

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