Marine Marchande
Paris souhaite une nouvelle résolution de l'ONU sur la piraterie

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Paris souhaite une nouvelle résolution de l'ONU sur la piraterie

Marine Marchande

Suite au rapport de Jack Lang sur la piraterie, la France souhaite que le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte une nouvelle résolution. L'objectif est, notamment, d'améliorer le cadre légal permettant de traduire les pirates en justice. Mandaté par Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, Jack Lang a fait 25 propositions pour améliorer la lutte contre la piraterie. L'ancien ministre français propose, notamment, de renforcer les structures juridiques et pénitentiaires dans les régions somaliennes du Puntland et du Somaliland, mais aussi de créer un tribunal spécial extraterritorial. Cette juridiction, qui pourrait juger les ressortissants somaliens, serait basée dans un autre pays, comme la Tanzanie. « La France soutient les propositions du conseiller spécial et appelle à leur mise en oeuvre rapide. Il appartient maintenant au Conseil de sécurité de se saisir du rapport et d'agir en adoptant une résolution », a indiqué hier le ministère français des Affaires étrangères.

70% des pirates relâchés

Selon le Bureau Maritime International, les pirates somaliens ont détourné l'an dernier 49 navires avec, à leur bord, plus de 1000 membres d'équipage. Rançons, surtaxes, assurances, moyens d'autoprotection, contournement des zones dangereuses, déploiement de moyens aéronavals... D'après Jack Lang, la piraterie en océan Indien coûte, chaque année, 7 milliards de dollars à la communauté internationale. Malgré le déploiement d'importants moyens militaires pour protéger le trafic maritime au large de la corne d'Afrique, les attaques n'ont jamais été aussi importantes. Et, si de nombreux groupes de pirates sont interceptés par les forces navales internationales, environ 70% sont relâchés, faute de de structure juridique pour les poursuivre. La situation s'est récemment dégradée lorsque le Kenya, qui avait accepté d'accueillir les pirates, n'a pas renouvelé l'accord de coopération signé en ce sens. Actuellement, seules les Seychelles acceptent encore de juger les individus interceptés en océan Indien. Des négociations sont en cours avec d'autres pays, comme la Tanzanie ou l'île Maurice.

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