Défense
Patricia Adam à la tête de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale

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Patricia Adam à la tête de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale

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La députée socialiste brestoise a été élue le 28 juin à la présidence de la Commission de la Défense et des forces armées de l'Assemblée nationale. Un évènement puisque Patricia Adam est la première femme à occuper cette fonction, dans un univers traditionnellement très masculin. Pour celle qui a toujours fait de l'égalité entre hommes et femmes un axe fort de son action politique, c'est évidemment une belle victoire. Pour autant, Patricia Adam vit le symbole qu'elle représente comme une évolution logique, même dans cet univers : «Dans un monde qui semble, en effet, réservé aux hommes, si une femme montre qu'elle travaille et maîtrise tous ces sujets, le problème ne se pose plus», explique l'élue finistérienne. Patricia Adam connait parfaitement les rouages de la commission, dont elle était déjà membre sous les deux précédentes législatures. Auditrice de l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) en 2002/2003, la députée s'est forgée, depuis son élection aux législatives de 2002, une solide expérience du monde militaire, mais aussi du secteur industriel, notamment via sa fonction de vice-présidente du groupe d'étude sur l'industrie de l'armement.

De l'action sociale à la défense, une femme au parcours atypique

Pourtant, rien ne prédestinait Patricia Adam à occuper cette fonction. Elle n'est pas fille de militaire, n'a pas grandi dans une ville de garnison ou près d'une base navale, n'est pas ingénieure...« Je ne suis pas du tout issue du sérail, j'ai surtout travaillé dans le management, en encadrant des équipes de travailleurs sociaux », explique-t-elle. Née le 15 avril 1953 à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, Patricia Adam vient d'un milieu ouvrier modeste. Sa mère est d'origine polonaise et son père est breton. Le lien avec la mer ? « Même pas ! J'y allais en vacances, mais mon père était des terres, pas de la côte ». C'est en banlieue parisienne que Patricia Adam débute sa carrière professionnelle comme assistante de service social. Elle milite alors activement dans les associations de planning familial et, à la fin des années 70, découvre la réalité africaine en coopération au Burkina Faso, expérience avec laquelle est né son profond intérêt pour les questions de développement. Et puis elle rencontre son futur mari, un Brestois engagé dans les compétitions de voile. C'est là que sa vie bascule. « J'ai quitté la région parisienne pour m'installer à Brest dans les années 80. J'ai épousé mon mari et en même temps, j'ai épousé la mer. C'est un milieu que je ne connaissais pas et que j'ai découvert petit à petit ». Une découverte qui va vite devenir une véritable passion. A Brest, Patricia Adam continue de travailler dans l'action sociale, plus particulièrement dans le domaine de la psychiatrie et des personnes âgées atteintes d'Alzheimer. Mais dans le même temps, elle s'investit largement dans le milieu nautique de haut niveau et devient présidente de la Société des régates de Brest, la « Vieille dame » comme on l'appelle là bas, puisque cette institution locale, fondée en 1847, est comme aime à le rappeler l'élue bretonne, le plus ancien club de voile français, après celui du Havre (1843).