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Pêche illicite : Le Vietnam se réforme à marche forcée
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Reportage

Pêche illicite : Le Vietnam se réforme à marche forcée

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Après avoir reçu un « carton jaune » de l’Europe, il y a un an, le Vietnam mène un plan de réformes à marche forcée, afin de mettre un terme à ses pratiques de pêche illicite, non déclarée et non réglementée. L’enjeu est de taille. Tout un pan de l’économie du pays repose sur les exportations de produits de la mer vers l’Union européenne.

« Si le carton jaune passe au rouge en 2019, c’est un désastre pour nous ! Nous sommes volontaires pour mener les réformes nécessaires », explique M. Nguyen Hoi Nan, porte-parole des transformateurs et importateurs de produits de la mer, regroupés au sein de l’association Vasep. Un point de vue partagé par M. Nguyen Tu Cong, président de Vinafish, l’association des pêcheurs du Vietnam.

Les premières conséquences du désaveu émis par la Commission européenne se font déjà douloureusement sentir. Les exportations (hors aquaculture) vers l’Europe ont notablement chuté (moins 21,3 %). Et chaque boîte de produits de la mer qui arrive dans les grands ports européens a droit à une inspection à la charge de l’importateur. Les factures de thon, céphalopodes et autres poissons ou coquillages s’en trouvent alourdies d’autant. « L’Europe est pour nous un marché de prestige », assurent pêcheurs, transformateurs, négociants et gouvernement vietnamiens. Au-delà de la manne financière qu’il apporte au pays, le marché européen est une sorte de gage de qualité auprès de tous les clients.

 

Dans le port de Quy Nhon début décembre 

Dans le port de Quy Nhon début décembre (© : LE TELEGRAMME - FLORE LIMANTOUR)

Ramendage dans la cour d’un petit temple dédié à la pêche 

Ramendage dans la cour d’un petit temple dédié à la pêche (© : LE TELEGRAMME - FLORE LIMANTOUR)